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Full text of "Corpus Papyrorum Aegypti"

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Corpus papyrorum Aegypti a Revillout et Eisenlohr editum. 

Parisisii : Apud Ernest Leroux, 1885-1902. 

http://hdl.handle.net/2027/mdp.39015028981820 


HathiTrust 



www.hathitrust.org 

Public Domain in the United States, 
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http://www.hathitrust.0rg/access_use#pd-us-g00gle 

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in the United States of America. It may not be in the 
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of the work in their country and use the work accordingly. 
It is possible that current copyright holders, heirs or 
the estate of the authors of individual portions of the 
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overthese portions. Depending on the nature of subséquent 
use that is made, additional rights may need to be obtained 
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RBVILLOUT ET BISENLOHR 

EDITUM 


TOMÜS PRIMUS 


!F.A.SOIOTJLTTS PRIMUS 


PARISIIS 

APÜD ERNEST LEROUX BIBLIOPOLAM 

28 , VIA. DICTA BONAPARTE, 28 

1885 


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CORPUS PAPYRORUM ÆGYPTI 


REVILLGUT ET EISENLOHR EDITUM 





PUBLIÉS ET TRADUITS 

Par Eugène REVILLOUT 


PREMIER PA 8 OIC U LE 




PARIS 

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 



LIBRAIRE J>£ t/ÉCOLE DU LOlïtR» 

DE L'ECOLE D£8 

LANGUES ORIENTALES VIVANTES, 5>E U SOCIÉTÉ ASIATIQUE, ETC. 

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28, RUE BONAPARTE, 28 

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1885 


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Pour mieux faire connaître la portée, la nature et les conditions de cette publication, 
nous croyons devoir reproduire les principales clauses du traité intervenu entre les auteurs 
et éditeur. 


Article premier. — M. Leroux se charge d’éditer à ses frais, par fascicules successifs, un Corpus 
des papyrus démotiques et grecs, et d’une certaine catégorie de papyrus hiéroglyphiques et hiératiques, 
que dirigeront, chacun pour sa part, MM. Eisenlohr etRevillout: M. Revilloutpour les textes démotiques 
et grecs, M. Eisenlohr pour les textes hiéroglyphiques et hiératiques. 

Article 2. — Chaque fascicule de la publication photographique, dans ce Corpus , sera double, 
comprenant, d’une part, les reproductions des papyrus par un des procédés dépendant de la photogra¬ 
phie, et d’une autre part, les traductions et explications suffisantes pour l’intelligence du texte. 

Article 3. — Il y aura, en outre, d’autres fascicules, destinés au classement, par ordre de matières 
et par ordre de dates, de tous les textes démotiques et grecs des époques persane et ptolémaïque. 

Article 4. — Les noms de MM. Eisenlohr et Revillout figureront conjointement sur tous les 
fascicules du texte ; les traductions et commentaires porteront le nom de celui des deux auteurs qui 
en est chargé, à savoir : de M. Eisenlohr pour la partie hiéroglyphique et hiératique, de M. Revillout 
pour la partie démotique et grecque. 

Article 5. — MM. Eisenlohr et Revillout recevront, chacun pour sa part, six exemplaires de tous 
les fascicules formant l’ensemble de l’ouvrage, planches et traductions. Chacun d’entre eux recevra, en 
outre, pour la partie qu’il dirige, 94 exemplaires des traductions, mot à mot ou autres, notices, etc., qu’il 
aura faites, mais sans aucune planche de reproduction photographique pour ces 94 exemplaires, qui, 
avec les six exemplaires comprenant les photographies, lui compléteront cent exemplaires pour les 
traductions, etc. 

Article 6. — Toutes les collections des divers pays pourront être mises à profit pour ce Corpus ; 
et, relativement à chacune de ces collections, M. Leroux traitera spécialement, pour les conditions et les 
prix des reproductions photographiques, avec ceux qui seront chargés de les exécuter, soit par 
l’héliogravure, soit par l’héliotypie, soit par l’hélioglyptique, soit par tout autre procédé capable de 
donner un bon résultat. Il ne sera procédé au tirage de chaque planche de reproduction que sur un 
bon à tirer délivré par l’auteur chargé de la direction et de la traduction pour ce fascicule. 


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AVANT-PROPOS 


La publication de tous les papyrus démotiques que j’entreprends aujourd’hui est une œuvre 
de longue haleine. Elle s’étendra à toutes les collections publiques et pour chacune elle com¬ 
prendra : 1° des fascicules de planches : 2° des fascicules de traductions et commentaires, ren¬ 
fermant, en outre des notices imprimées et pouvant en être séparée, une partie autographiée, 
où se trouvera le mot à mot de chaque pièce et dans laquelle l’étude philologique des textes, de 
leurs variantes, pour les actes à plusieurs copies et pour les écrits parallèles « de reçu d’argent » 
et de c cession*, sera aussi complète que possible. Chaque grande collection formera un tome, 
composé d’un nombre de fascicules nécessairement variable. C’est ainsi que les papyrus du 
Louvre constitueront le tome I ; ceux du British Muséum le tome II ; ceux de Turin le tome III; 
ceux de Berlin le tome IV. D’autres tomes réuniront les papyrus épars dans les Musées et les 
Bibliothèques qui en renferment moins. Enfin, un dernier volume mettra dans un ordre métho¬ 
dique les papyrus démotiques et grecs des cartulaires de Thèbes et de Memphis, en faisant voir, 
dans les deux langues, les rapports intimes des affaires et des familles. Il ne faut pas oublier, en 
effet, que tous les papyrus démotiques et grecs du cartulaire de Thèbes ont été trouvés dans une 
seule cruche contenant les papiers d’affaires d’une famille de choachytes et des familles dont 
elle a hérité pendant plusieurs siècles. Il en est de même pour les papyrus démotiques et grecs 
du Sérapeum : tous, y compris ceux qui sont relatifs à Ptolémée Glaucias et aux jumelles, 
rentrent dans l’héritage d’une famille d’archentaphiastes que nous suivons depuis Alexandre 
jusqu’au règne de la fameuse Cléopâtre. Le lot de Thèbes s’arrête un peu plus tôt (I) : lors de 
la destruction de l’antique capitale opérée par Soter II à son second règne. Mais il débute 
beaucoup plus tôt aussi, peu de temps après le code de Bocchoris qui inaugura en Egypte 
l’ère des contrats (2). Les actes datés des règnes de Tahraka etl$abaka abondent tant au Louvre 
qu’à Boulaq. Mais, comme je n’ai pu encore examiner ceux de Boulaq, je réserve pour plus tard 

(1) Je ne parle pas du cartulaire copte de Djôme qui lui fait suite pour ainsi dire et que je publierai bientôt 
en entier. Une bonne partie des papyrus démotiques du cartulaire de Thèbes concerne déjà des propriétés du village 
voisin de Djôme ou des Memnonia. 

(2) Voir sur cette question mon t Cours de droit égyptien. » 


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cette section du Corpus. Les copies de tous les autres papyrus sont maintenant entre mes mains. 
Si un malheureux et inexplicable hasard nous enlève encore certaines portions de nos séries, 
égarées peut-être dans quelques collections particulières ou américaines, du moins je crois 
qu'il ne manque plus pour les époques persane et grecque aucun des documents connus. Il est 
donc temps de me mettre à l'œuvre : et tout naturellement je commence par un fascicule du 
Louvre. 

Ce fascicule comprend les actes de notre Musée remontant aux règnes de Darius I er , de Darius 
Codoman, d'Alexandre le Grand, et quelques-uns de ceux d'Alexandre II. Les autres Musées pos¬ 
sèdent aussi d'autres pièces analogues des mêmes règnes, se rattachant, nous l'avons dit, aux 
mêmes personnages et aux mêmes affaires. Mais, tout en nous en éclairant pour nos notices 
actuelles, nous serons obligé de les donner seulement dans les tomes relatifs aux collections 
où elles se trouvent. Le classement définitif et général ne viendra qu'ensuite. 

Ces remarques faites, je vais dire quelques mots de chacun de nos documents. 


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NOTICES 


Les deux papyrus contenus dans notre première planche se rapportent à une famille très 
bien connue de nous. 

Psenèsé, fils de Hérir, qui figure dans notre numéro i er , apparaît]déjà dans un contrat de 
Vienne remontant au règne d'Amasis. Il y partage alors, par moitié, avec un frère, les biens pro¬ 
venant de leur père et de leur mère. Malheureusement nous ne savons pas la date précise de cette 
pièce : Tan manque et le nom du roi est seul visible. Très probablement elle appartenait à 
la fin du règne d'Amasis ; car récriture est déjà pleinement Darique , si je puis m'exprimer ainsi. 
Cette transformation de l'écriture s'est faite sous Amasis. Les contrats d'Apriès sont encore 
entièrement comparables, comme paléographie, à ceux du type de Tahraka, Psammétique I er , etc. 
Au contraire, nous possédons un contrat de Psammétique III, fils d'Amasis, d'une écriture sem¬ 
blable à ceux qui ont été écrits à l'époque persane. Cette preuve seule de l’écriture suffirait pour 
établir qu'il s'agit, dans cet acte, de Psammétique III, bien qu'il soit daté de l'an 4 : et non d'un 
des deux Psammétique antérieurs. Il faut donc bien reconnaître que ce Psammétique III a régné 
plus longtemps que ne semble l'indiquer Hérodote et que pourrait aussi le faire supposer l'omis¬ 
sion de ce monarque, vaincu, dans les listes de Manéthon. En réduisant à deux ans ses années 
nominales, d'après le principe depuis longtemps établi par M. Lepsius et qui se vérifie nettement 
pour les dernières dynasties égyptiennes, et en admettant, avec Manéthon, le chiffre de trois ans 
pour le règne de Cambyse en Egypte, la dernière année du règne d'Amasis ne serait séparée que 
par environ cinq ans de la première du règne de Darius. Aussi ne faut-il pas nous étonner devoir 
Psenèsé, qui partage les biens de ses parents sous Amasis, se marier en l’an 5 de Darius I er . 

Quand je dis qu'il se maria eh l'an 5, je m’exprime mal ; car lui-même ne fait de son 
contrat de mariage que la régularisation d'une union antérieure, dont il avait une fille, — sans 
compter l'annonce prochaine d'un nouvel enfant. Le papyrus Anastasy 1057 au British 
Muséum contient, en conséquence, deux actes distincts, écrits l'un et l'autre en athyr de l'an 5. 
Le choachyte Psenèsé dit d'abord à la femme Tsenhor, fille de Nesmin : c Tu m'as donné trois 
argentéus fondus du temple de Ptah, quand je t'ai établie comme femme. Que je te méprise, je 

te donnerai. en dehors des trois argentéus du temple de Ptah, que tu m'as donnés ci- 

dessus. » Ainsi que nous l'avons établi dans notre cours de droit égyptien, cette reconnaissance 
d'une dot fictive remplaçait le don nuptial que les maris avaient l'habitude de donner à leurs 
femmes. La forme du reçu se substituait à celle du don, toutes les fois que l'on était en retard 
et que le mariage était attesté après la naissance d'enfants. On avait alors affaire à une sorte 
d'obligation ex delicto. Il y avait dette et non cadeau . D'ailleurs, ce mode de procéder avait 


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l’avantage de faire remonter rétroactivement le contrat jusqu’à l’origine présumée de la créance, 
censée d’abord verbale. Rien de plus naturel, du moment où l’avoir dotal était devenu le symbole 
visible de l’union conjugale. En réalité, le mari payait cette dot immobilisée, comme il payait 
soit la pension annuelle en nature et en argent qui permettait à sa femme de vivre, soit la part 
proportionnelle dans ses biens et ses revenus, équivalent habituel de cette pension. C’est ce 
dernier mode que nous trouvons employé ici, car Psenèsé ajoute : « Le tiers de tous mes biens 
présents et de ceux que j’acquerrai, que je te le donne. » 

A côté de cet acte, sur la même feuille de papyrus, on en lit un autre, par lequel Psenèsé 
reconnaît pour sa fille l’enfant qu’il avait eue de Tsenhor, c’est-à-dire celle-là même que nous 
verrons figurer dans notre numéro 2. Non seulement il l’appelle sa fille, mais il lui dit : «Tu 
viendras en partage avec mes enfants que j’ai engendrés et avec ceux que j’engendrerai pour 
tous mes biens présents et avenir : maisons, terrains, esclaves, argent, airain, etc.» 

Le père avait ainsi accompli toutes ses obligations. Restaient celles de la mère, Tsenhor, qui 
sentit, de son côté, le besoin de liquider la situation de ses enfants ; car elle en avait deux : une 
fille, de Psenèsé, la jeune Réru dont je viens de parler, et un fils aîné, d’un autre homme. 

Elle rédigea donc également au mois d’athyr de l’an 5, deux donations parallèles, dont l’une 
était adressée au garçon Petamenhotep, fils de Haéroou et dont la mère est Tsenhor, et l’autre à 
la jeune Réru, fille de Psenèsé et dont la mère est Tsenhor. Chacun de ces deux héritiers naturels 
devait avoir la moitié de ses biens, sauf la réserve du nouveau fruit qu’elle portait dans son 
sein, et dont elle disait : « Le fils que j’enfanterai, qu'il reçoive sa part, sans prétendre sur la 
part des deux. » 

11 y eut en effet un fils, et ce fils eut à partager. En l’an 24 du même règne, lorsque Réru 
fut sur le point d’être mariée, son père procéda à ce nouveau partage. 11 n’avait plus alors 
aucun des enfants nés d’unions antérieures dont il est question en l’an 5. Aussi, dans un 
papyrus qui porte à Turin le n° 2, donne-t-il moitié de ses biens à sa fille Réru et moitié à 
son fils cadet Ha, « fils de Psenèsé et de Tsenhor. » Quant à Tsenhor, nous ignorons si elle fit 
un nouvel acte. Cela paraît avoir été inutile puisque déjà en l’an 5 elle prévoyait un troisième 
co-héritier, en outre de son fils aîné et de sa fille. 

Cependant, depuis l’an 5, ses acquêts s’étaient multipliés. 

Nous la voyons, en l’an 6, acheter en son propre nom un esclave, qu’Ahmès, son vendeur, 
avait acquis lui-même l’année précédente. Nous avons eu l’occasion d’insister ailleurs (i) longue¬ 
ment sur ces deux ventes successives d’un serviteur, aliéné d’abord comme un bien ordinaire, 
et la seconde fois intervenant dans une adhésion, pour consentir à la cession qui en rend 
Tsenhor propriétaire (papyrus de la Ribl. Nat. et n* 228 de Turin). 

Puis, il y a aussi les immeubles nouveaux de Tsenhor. En l’an 10, son mari Psenèsé lui cède 
moitié de sa maison de Thèbes (papyrus 231 de Turin), maison à côté de laquelle il en acheta 
lui-même une autre en l’an 12 (voir notre n° l #r du Louvre, planche l rt ). En l’an 16, ce sont les 
biens de son père Nesmin, dont son frère aîné Amenhotep (ou Nesamenhotep), fait le partage. 
Ces biens étaient à diviser entre quatre. Tsenhor reçut donc son quart (papyrus 240 de Turin). 
Beaucoup plus tard, en l’an 31, Amenhotep, frère de Tsenhor, apparaît encore pour lui aban- 

(1) Cours de droit égyptien, i” volume, p. 102 et suivantes. 


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donner le quart de diverses liturgies provenant d’un certain Nesp(mêté), fils d’Hor, et il ajoute : 
« C’est toi qui feras les liturgies de choachyte à sa place, en tout lieu » (papyrus 242 de Turin). 

Viennent enfin les acquisitions de ses enfants en leur propre nom : nous mentionnerons 
particulièrement la donation de l’an 25 au bénéfice de Réru (voir notre n° 2), et l'échange fait 
en l’an 35 par Ha,fils cadet de Psenèsé et de Tsenhor (n° 230 de Turin). Nous reviendrons sur 
ce dernier papyrus à propos de notre n° 3. 

Je crois que ces détails suffisent pour faire connaître les personnages nommés dans nos 
deux documents, personnages au sujet desquels on peut également consulter nos articles 
intitulés : Pièces relatives à un mariage du temps de Darius (Transactions of the soc . of bibl • 
archœology y tome VIII), une vente de maison de lan 12 de Darius I* r (Revue égypt. 2* année 
p. 30 et suiv.); ma chrestomathie démotique, p. 330 et suiv. ; ma nouvelle chrestomathie y p. 30 et 
suiv. ; mon Cours de droit égyptien , passim , etc. 

Passons maintenant à l’examen détaillé des deux héliogravures publiées ici (pl. i re ). 


N° i (pl. 1). 


Ce papyrus, récemment acquis de M. Leroux, a été d’abord publié par moi dans la Revue 
Egyptologique (2* année n° i, p. 36 et suiv., etpl. 23); j'ai aussi rédigé une note à ce sujet 
dans le n° II-III de cette même année (p. 105) ; mais, depuis, le papyrus 231 deTurin, relatif à un 
terrain voisin, m’a permis de corriger quelques points de détail. 

Il est daté de l'an 12, paophi, du roi Darius. 

Le choachyte de la nécropole T’i-u-pu-to (1) fils de Petamenapi (2) et dont la mère est 
Seteirbon (3) s’y adresse au choachyte Psenèsé (4), fils de Hérir, et lui dit: 

« Tu m’as donné, et mon cœur en est satisfait, l’argent de mon terrain en friches (5) qui est 
dans le sanctuaire du roi Osor... (6), à l’occident de Thèbes, devant le A^em (7), terrain 
faisant 5 mesures aten 9 500 coudées carrées, 5 mesures aten en tout, ayant au sud le chemin 
d’Amon, au nord l’ouverture (l’entrée) du terrain ci-dessus, à l’occident le terrain du 
choachyte de la nécropole Petihor..., à l’orient le tombeau de Hétar, fils de... » 


(1) Ce nom, assez fréquent, se compose de toute une phrase dont le sens est sans doute mythologique. Il 
signifie littéralement : a Ils ont pris leur part ». 

(2) « Le dond’Amen Api », ou d’Amon thébain. 

(3) « Qui écarte le mauvais œil». Ce nom, fort commun en hiéroglyphes, ne l’est pas moins en démotique. Confer 
Gip&oone (Peyron lexique, 24 et 42). Le papyrus bilingue Rhind (n° 19) montre la correspondance exacte du 
second groupe démotique avec le signe hiéroglyphique de l’œil, qu’on prononce généralement ar, mais qui représente 
en copte GfpG, ipi, même pour l’acception faire. 

(4) « Le fils d’Isis.» 

(5) Mot-à-mot: «enoureh ».Lemot OYpG^J (conf. Peyr. lexique, p. 152 Brugsch, dict. 338), équivaut dans les 
bilingues démotiques et grecs à <pXoç to7toç ou <J/iXoto7ïoç. 

(6) Le nom de ce roi se retrouve dans les deux papyrus relatés plus haut. Mais le dernier syllabique est polyphone. 

(7) S’agit-il du Hat A^ern, dont il est question dans le livre des morts (148, 14) et dont Brugsch (dict. géo., 
p. 133), ignore la situation ? Cela est bien douteux. Le mot n’est pas déterminé comme les lieux géographiques, mais 
comme axem=extinguere en démotique. (Voir Brugsch, dict. 215). On a aussi un autre verbe axem, pour lequel il 
faut voir Brugsch (dict. 216, sup. 219). 

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On lit ensuite les formules de Xécrit pour argent : 

« Je t’ai donné mon terrain^ci-dessus, tu m’en as donné l’argent, en dehors du 10® revenant 
aux agents (du fisc) deThèbes pour être donné au neterhotep (domaine sacré) d’Amon. Je n’ai 
plus aucune parole au monde (aucune réclamation) à ce sujet. Aucun homme au monde n’a à en 
connaître. Je me charge de l’écarter (le tiers évicteur) de toi à partir du jour ci-dessus et à jamais. 
Celui qui viendra à toi (pour t’inquiéter) à cause de cela, soit en mon nom, soit au nom de 
quiconque au monde, je le ferai s’éloigner de toi. Que je te garantisse ce terrain par toute pièce, 
toute parole au monde. A toi ses pièces (les pièces le concernant) en quelque lieu qu’elles se 
trouvent. » 

Enfin la souscription du notaire : 

« A écrit le divin père de Montnebuas(i), de la 4® classe, Petèsé fils de Téos ». 

Ce papyrus est intéressant à bien des titres. C’est avec le papyrus Anastasy 12 du British 
Muséum la seule vente de biens fonds remontant à l’époque darique, tandis que nous avons 
beaucoup d’actes de reconnaissance de droits héréditaires, de donation, d’échange, etc., appar¬ 
tenant à la même période. Ces deux ventes ont toutes les formules des «écrits pour argent », 
d’époque Lagide, à part quelques variantes. Parmi ces variantes, je signalerai l’incise : « Je t’ai 
donné mon terrain ci-dessus. Tu m’en as donné fargent, en dehors du 10 e revenant au neterhotep 
d’Amon». Du temps des Ptolémées, ou disait simplement d’ordinaire: «Je t’ai donné ce terrain. 
Il est à toi, tu m’en as donné l’argent et mon cœur en est satisfait*. Cependant dans un contrat du 
règne d’Evergète I er publié dans ma Chrestomathie démotique (p. 271) on lit encore : «J’ai reçu 
le prix en argent : il est complet sans aucun reliquat, en dehors du 10 e des écrits payable aux 
« agents de Thèbes ». Une phrase analogue se tronve dans le papyrus darique Anastasy, cité par 
moi tout à l’heure: «Tu m’as donné, et mon cœur en est satisfait, leur argent (l’argent des biens 
vendus), en dehors du 10 e des écrits, etc.» 

Ce 10® perçu d’abord sur les ventes par les agents sacerdotaux au bénéfice du neterhotep 
d’Amon, de Thèbes, le fut plus tard par les agents du roi et à son bénéfice. C’est à son paiement 
que se rapportait l’enregistrement ou le reçu de taxe proportionnelle que nous avons si sou¬ 
vent en grec à partir des enfants d’Epiphane; on peut consulter ce que j’ai écrit à ce sujet dans la 
Revue égyptologique , 2 e année n° II-III, p. 113 et suiv. 

Pour ce qui touche le notaire, voir ibid. p. 104 et suiv. et pour la nature même de Xécrit 
pour argent mon Cours de droit égyptien (second volume). 

Le terrain vendu à Psenèsé était voisin, nous l’avons dit, d’un terrain dont il avait déjà 
donné moitié à sa femme Tsenhor deux ans auparavant (papyrus 231 de Turin). Le quartier de 
Thèbes est identique: il est à l’occident de la ville et constitue les dépendances du sanctuaire 
du roi Osor... La situation est semblable: les deux terrains ont au sud le chemin d’Amon 
et à l’orient le tombeau ou « la bonne demeure » de Hétar. Les voisins du nord et de 
l’occident diffèrent seuls. Ajoutons que la maison partagée entre Psenèsé et sa femme devait 
avoir un «poauXiov, que l’on projetait d’établir sur le dromos du Sep. 


(1) Sur Mont neb uas, ou Mont seigneur de Thèbes, et sur son temple, voir dans la Revue Egyptologique, 
l r0 année, n° IV : Données topographiques sur Thèbes. 


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N° 2 (pl. 1). 

Ce second acte (daté de Tan 25, phaménoth, du roi Darius et déjà publié dans ma nouvelle 
chrestomathie, p. 139), concerne la fille de l’acheteur précédent, le choachyte Psenèsé. On y voit 
le divin père (1) d’Amonra, roi des dieux, écrivain d’Amon, Anachehons (2), fils de Nespouto (3), 
le hiérogrammate (4), dire à la femme Réru (5) , fille de Psenèsé et dont la mère est Tsenhor (6) : 

« Je t’ai donné 4 aroures de champ, situées dans le champ qui (entoure) le pavillon appar¬ 
tenant à la femme choachyte Tuèséur (7) fille du divin père Horus et dont la mère est Tahr. 
Les voisins des quatre aroures de champ ci-dessus sont : à leur sud le champ de Tpaür (8) ; à 

leur nord mes champs...; à leur occident les champs de. fils de Réru; à leur orient les 

champs de Tmenchamen... (9) » 

Au lieu des droits précis résultant de l’écrit pour argent, il y a seulement cette assurance 
vague : 

« A toi les 4 aroures ci-dessus et leurs productions. Je n’ai plus aucune parole au monde 
(aucune réclamation) à faire à leur sujet. » 

Le notaire est : le divin père de Montnebuas Petèsé. 

Après cette souscription du notaire, un paragraphe séparé contient la signature du dona¬ 
teur : le divin père d’Amon, roi des dieux, écrivain d’Amon, Anachehons,fils de Nespouto, le hié¬ 
rogrammate. Cette souscription de la partie principale est tout à fait exceptionnelle à cette époque 
(voir ce que j’ai écrit à ce sujet dans le Revue égyptologique , 2 e année, n° II-III, p. 123 et suiv., 
et dans mon Cours de droit égyptien, 3 e volume). 


N° 3 (pl. 2 et 2 bis.) 


Ce papyrus (publié pour la première fois dans ma Chrestomathie démotique, p. 295 et suiv.) 
est unique dans son genre. On ne possède pas d’autre document daté du règne de Darius Codo- 
man, que vainquit Alexandre. 

A d’autres points de vue, plus intrinsèques, il n’est pas moins intéressant. 

C’est d’abord le plus net de tous les papyrus qui nous sont parvenus sur les droits des 
femmes en général, et particulièrement sur ceux de la sœur aînée investie des fonctions de 

(1) Titre sacerdotal bien connu. 

(2) « Serment du dieu Chons ». 

(3) Ou Nespaut « celui qui est attaché au paut, ou plérome divin ». 

(4) Voir pour ce mot les décrets trilingues. 

(5) Les variantes prouvent cette lecture ; il faut donc bien se garder'de prononcer ce mot Temtem. 

(6) « La sœur d’Horus». 

(7) « Le don de la grande Isis ». 

(8) T pa ur signifie a la grande maison », et est synonyme de pir (ou pa) aa, mais pir aa, désigne le 
pharaon ou roi d’Egypte, tandis que pa-ur n'a jamais cette acception. 

(9) « La générosité du dieu Amon ». 


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xupta, ou de maîtresse de tous les biens de sa famille, et de la tutelle de ses frères et sœurs : 
(Voir à ce sujet le premier volume du Cours de droit égyptien , au chapitre des Puissances et 
mandats légaux dans la famille et au chapitre de la Condition des femmes). 

Enfin, quant à l'espèce même de l'acte, elle est assez rare. Il s*agit d'un échange : et nous 
ne possédons qu'un seul autre acte de ce genre, un papyrus du temps de Darius I er sur lequel 
nous aurons à revenir. 

Les personnages en scène se rattachent toujours à notre famille de choachytes Thébains. 
Ha, fils de Pehelchons et frère de Nesmin, était le descendant de Ha, fils de Psenèséet petit- 
fils d’un autre Nesmin que nous voyons figurer dans les actes de Darius I #r . D'une autre part, 
Petamenapi, fils de Nesmin (i) et petit-fils de Pehelchons, eut lui-même un fils auquel il donna le 
nom de son grand-père : Pehelchons, fils de Petamenapi (2). Ce fut la souche de nombreuses 
générations, dont nous avons tous les papiers. 

Abordons maintenant notre contrat, en faisant d’abord observer qu’il appartient à l'époque 
où les actes étaient copiés plusieurs fois, par plusieurs témoins différents, sur une seule feuille de 
papyrus (Revue égyptologique , 2 e année, p. 103 et suiv.). 

Après l’attestation de chacun des témoins on lit la date: « Au 2, athyr, du roi Darius. «Le 
contrat est rédigé par la femme Isis, fille de Ha et dont la mère est Neshorpchrat (3), s'adres¬ 
sant à son cousin germain le choachyte d’Amen Api de l’occident de Thèbes, Petamenapi (4), fils 
de Nesmin (5j et dont la mère est Isirasi (6). Elle lui dit : 

« Je t'abandonne les droits sur les maisons, les terrains nus, tous les biens au monde 
appartenant au pastophore d’Amon Api de l'occident de Thèbes, Ha, fils de Pehelchons (7), et 
dont la mère est Nesnebhathor (8), mon père, le frère cadet de Nesmin, fils de Pehelchons, ton 
père. Je n'ai plus aucun droit de jugement, de serment et d'adjuration judiciaire, de parole quel¬ 
conque (de réclamation quelconque) à te faire. Depuis ce jour ci-dessus, celui qui viendra à toi 
(pour t'inquiéter), pour part de maisons, de terrains nus, de totalité de biens au monde appar¬ 
tenant à Ha, fils de Pehelchons, mon père (celui, dis-je, qui viendra) parmi les enfants mâles, 
les enfants femelles, quiconque au monde provenant de Ha, fils de Pehelchons, mon père, je le 
ferai éloigner de toi. Si je ne le fais pas éloigner de toi, je le ferai éloigner (par contrainte) ». 

Mais cette cession de droits est à condition de réciprocité, car elle ajoute : 

« Je t’obligerai de mon côté au droit de l’écrit que tu m'as fait en l'an 2, athyr, du roi Da¬ 
rius (9) sur le itpoauXiov (J}4.eiT) et le pavillon qui est derrière et sur la terrasse qui est sur 
le pavillon et dont la porte ouvre sur le sol. Tu m'as donné écrit sur ces choses pour (en échange 
de) ma part de maison, de terrains nus et de biens quelconques et pour les parts de maisons et 

(1) Et sans doute frère d’un Pehelchons, fils de Nesmin et d’un Héréius, fils de Nesmin, mentionnés en l’an 3 
d’Alexandre le Grand dans le papyrus 2439. 

(2) Papyrus 2429 bis du Louvre. 

(3) «Attachée àHorpchrat», ou Horus enfant, dont les Grecs ont fait à tort le dieu du silence. 

(4) « Le don d’Amen Api », ou d’Amon Thébain. 

(5) ci Attaché au dieu Min », ou Xem, le Pan des Grecs. 

(6) «Joie d’isis » ou « Isis en joie ». 

(7) « Le jeune dieu Chons » confér. en copte j^eXujHpG. 

(8) < Attachée à la dame Hathor », c’est-à-dire à la déesse Isis-Hathor. 

(9) C’est la date même de notre acte. Ces deux écrits étaient donc parallèles. 


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de terrains nus de Pehelchons, fils de Ha, de la femme Muamenra (i), fille de Ha, de la femme 
Tamin (2), fille de Ha, et de la femme Tanofré (3), fille de Ha, ce qui complète cinq parts dans les 
maisons, les terrains nus de Ha, fils de Pehelchons, notre père. 

Puis elle s’engage à ne pas revenir sur ce marché : 

t Je n’ai plus aucune parole au monde (aucune réclamation) sur toi depuis le jour ci- 
dessus *. 

Enfin il y a une clause particulière relative aux servitudes : 

« Que je ferme la porte qui ouvre à l’orient de ta maison. Que je m’ouvre une porte au sud 
de la rue du roi. » 

Ce traité est approuvé par la mère de la partie contractante : 

« La femme Neshorpchrat, fille de Petèsé et dont la mère est Seteirbon, sa mère, dit : Reçois 
cet écrit de la main de la femme Isis, fille de Ha, et dont la mère est Neshorpchrat, ma fille ci- 
dessus nommée, pour qu’elle fasse selon toutes les paroles ci-dessus. Mon cœur en est satisfait ». 

Ainsi que je l’ai dit dans le second volume de mon Cours de droit égyptien , le sujet de cet 
acte est parfaitement clair. Les deux frères Ha et Nesmin s’étaient d’abord partagé en nature 
les biens de leurs parents. Leurs parts étaient restées contiguës. Après leur mort, leurs enfants 
en héritaient naturellement. Mais les deux aînés firent un arrangement d’après lequel le cousin 
cédait à sa cousine une partie des biens de son père à lui, c’est-à-dire une avant-cour, un pavil¬ 
lon (en contre-bas) et une terrasse située au-dessus du pavillon et ouvrant cependant sur le sol; 
tandis que la cousine abandonnait tous les biens quelconques de son père à elle. Pour cela elle 
se porta fort pour ses frères et sœurs encore enfants, et leur mère adhéra à cette nouvelle dis¬ 
position. 

L’échange contenu dans le papyrus 230 de Turin est beaucoup plus simple. Il s’agit seule¬ 
ment de champs qu’un nommé Haredj, fils d’Hor et de Neshor, donne en l’an 35 de Darius I er , à Ha, 
fils de Psenèsé et de Tsenhor, à la place d’autres champs cédés par celui-ci. Il ajoute : « A 
toi ce champ; celui qui viendra à toi et te dira : ce n’est pas ton champ, celui-là, je le ferai 
éloigner de toi. Si je ne le fais pas éloigner, je te donnerai un argentéus fondu du temple de 
Ptah, sans alléguer aucune pièce au monde ». 

Tels sont les deux seuls échanges parvenus jusqu’à nous; on peut consulter à leur sujet, 
le volume II de notre Cours de droit égyptien. 


N° 4 (pl. 4). 


Il est encore ici question d’un de ces actes à plusieurs copies dont nous avons parlé dans la 
précédente notice. 

Je n’entrerai pas ici dans les détails assez compliqués des familles et des affaires. On les 
trouvera dans notre dernier volume. Qu'il me suffise de dire que l’auteur de notre pièce, 

(J) « L'eau (ou l’émanation) du dieu Amenra ». 

(2) « Celle qui appartient au dieu Min ». 

(3) « La belle » ou « la bonne ». 


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Pethorpra, fils de Patahos et de Tanofréhotep, est le frère du seul égyptien de basse époque 
pour lequel puisse se poser la question de bigamie. En effet, dans le papyrus Hay du Britisb 
Muséum daté de l’an 6 d’Alexandre II, fils d’Alexandre et de Roxane, nous voyons intervenir un 
nommé Keredj, fils de Patahos et de Tanofréhotep, parlant conjointement («d’une seule 
bouche») avec deux femmes, dont les noms patronymiques indiquent une toute autre filiation. 
Ce ne sont certainement pas un frère et deux sœurs agissant ensemble, ce qui se voit très souvent. 
S’agit-il de simple co-propriétaires sans ancun lien entre eux? S’agit-il, au contraire, d’un mari 
ayant épousé les deux sœurs et vendant un bien devenu commun par suite des conventions 
nuptiales? Cette dernière hypothèse ne serait point impossible; car, d’une part, rien n’est 
plus fréquent que des ventes faites par des époux, et, d’une autre part, la polygamie était 
permise par la loi égyptienne. Mais il faut remarquer que si ce droit à la polygamie est toujours 
réservé dans les contrats relatifs à de jeunes célibataires, il est expressément interdit dans les 
contrats de mariage, et que pratiquement nous n’en voyons pas d’exemples. 

Quoi qu’il en soit, si le frère de Pethorpra a peut-être été bigame, on ne peut accuser de rien 
de semblable Pethorpra lui-même. Il se rend la chose impossible dans le contrat que nous avons 
entre les mains; car il se dépouille de tous ses biens présents et à venir en faveur de son épouse. 

L’acte (déjà publié imparfaitement dans ma chrestomathie, p. 290) est de l’an 3, paophi, 
d’Alexandre le Grand. Pethorpra (i), fils de Patahos et de Tanofréhotep (2), dit à la femme 
Neshorpchrat, fille de Téos et sœur de Neschons (3), fille de Téos, dont nous aurons à parler 
souvent dans la suite, qu’il reconnaît avoir reçu d’elle l’argent qui est le prix de tout ce qu’il 
possède et possédera jamais, c’est-à-dire : 

1° D’une maison, bâtie, couverte, située dans le quartier nord de Thèbes, à la partie ouest 
du temple de Montnebuas, maison ayant, au sud: la maison, bâtie, couverte, du forgeron, en 
airain, du temple d’Amon Patahos, fils de Téos, et celle delà femme Keredj, fille de Necht..., ce 
qui fait deux maisons, bâties, couvertes, que la rue du roi en sépare; au nord la maison, bâtie, 
couverte, du pastophore de la salle d’or d’Amon Héréius, fils de Nesmin, et le terrain nu en 
dépendant; à l’orient la maison,bâtie, couverte, du pastophore de la salle d’or d’Amon Pchel- 
chons, fils de Nesmin ; à l’occident, la maison, bâtie, couverte, du pastophore de la salle d’or 
d’Amon Pchelchons, fils de Nesmin ; à l’occident la maison bâtie, couverte, du pastophore 
de la salle d’or d’Amon Héréius, fils de Nesmin; tels sont les voisins de la maison entière. 

2 # De la totalité de biens quelconques lui appartenant et de ceux qu’il possédera, maisons, 
champs, créances, serviteurs mâles, serviteurs femelles, argent, airain, étoffes, blés et céréales 
quelconques, bœufs, ânes, quadrupèdes quelconques, pièce (contrat) quelconque, parole quel¬ 
conque d’homme ou de femme, tout jet jet (?) de maison, totalité de biens quelconques 
qu’il possède ou possédera dans la campagne, dans le sanctuaire ou dans la ville. 

Les formules suivantes sont celles de Y écrit pour argent, dans leur entier développement. 
Selon la coutume, ce qui était mien (ma maison, mes biens, etc.) devient alors tien (ta maison, 
tes biens, etc.) : 


(1) « Le don d’Horpra » de VHorus soleil. C’est le nom égyptien du Putiphar de la Genèse, 

(2) « Celle de Nofré hotep a ou du dieu Chons em uas nofré hotep. 

(3) « Celle qui est attachée au dieu Chons », le dieu enfant de la triade thébaine. 


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« Tu m'as donné l'argent, et mon cœur en est satisfait. J’ai reçu leur prix en argent, de ta 
main. Il est complet, sans aucun reliquat. Mon cœur en est satisfait. 

t Je t'ai donné cela. A toi ta maison, celle-là, et tous tes biens, ceux-là. Je n'ai plus aucune 
parole au monde (aucune réclamation) à leur sujet. Personne au monde n'a à en connaître. C'est 
moi seul qui les écarterai (les tiers évicteurs) de toi. Depuis le jour ci-dessus, celui qui viendra à toi 
(t'inquiéter) à cause de ces biens, soit en mon nom, soit au nom de quiconque au monde, je le 
ferai s'éloigner de toi. 

« Que je te garantisse ces biens par toute pièce, toute parole au monde, en tout temps. A toi 
(appartiennent) leurs pièces (les pièces concernant ces biens) en tout lieu où elles se trouvent : 
tout écrit qu’on a fait sur ces biens et tout écrit que l'on m’a fait à moi-même sur ces biens, et 
tout écrit dont je justifierai en leur nom, tout cela est à toi, ainsi que le droit en résultant. A toi 
aussi ce dont j'aurai à justifier à leur propos, c'est-à-dire l'adjuration et l'établissement que l'on 
fera pour toi dans le lieu de justice au nom du droit de l'écrit ci-dessus que je t’ai fait. Que j'aie à 
le faire (dans un procès par exemple), je le ferai. » 

L’acte de reçu du prix étant ainsi parfait, nous trouvons, à la fin, une clause spéciale, très 
habituelle dans les donations de tous biens des maris en faveur de leurs femmes : 

« C’est toi qui prendras soin de moi pendant ma vie, et, si je meurs, c'est toi qui prendras 
soin de ma sépulture et de mon monument. Il n'y a plus maintenant pièce quelconque, parole 
quelconque avec toi. » 

Qu’auraitdl pu ajouter en effet ? C'était bien là l'annihilation complète de l'homme par 
rapport à la femme, tel que nous l'ont dépeinte en Egypte Hérodote, Sophocle, Diodore, etc. 


N* 5 (pi. 5). 


Ce document, que j'ai imparfaitement publié dans ma Chrestomathie, p. 397, n'appartient 
pas, comme les précédents, au cartulaire de Thèbes, mais, au contraire, au cartulaire de 
Memphis. C'est même la plus ancienne pièce jusqu'ici connue de ce cartulaire, qui, nous 
l’avons dit, se continue jusqu'au temps de la reine Cléopâtre. Aussi, bien que contemporain 
des actes pour argent thébains à sept copies, n'a-t-il été écrit que par le seul notaire Armais, 
fils de Téos. Cela est fâcheux; car malheureusement cette copie est incomplète. Le commence¬ 
ment des lignes manque et nous ne pouvons préciser l'année d'Alexandre, fils d'Alexandre, à 
laquelle il se rapporte. 

La femme Taarhornashéri (i), fille du choachyte Imhotep (ïmouth) (2) et de Hérir (3), s'y 
adresse à sa nièce, la fille de son frère aîné, la femme Ut'enpouni, fille de Pki (4) et de 
Nofrénau (5), et lui dit : 


(1) « Celle en qui Ho rus se complaît 9. 

(2) Imhotep, nom du dieu de la science, assimilé à Esculape par les Grecs. 

(3) « pousse de la fleur ouni » (le lotus). 

(4) p Ki « l’essence » est un nom théophore abrégé. 

(5) « Belle vue » ou « Belle à voir ». 


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« Tu m'as donné, et mon cœur en est satisfait, l'argent de mon sixième du sanch du 
choachyte Imhotep, fille de Pki, mon père, le père de ton père,qui est sur la nécropole de Memphis, 
et de mon sixième,du sanch de la femme choachyte Ut'enpouni, fille de Petamensutento (1), 
la mère de mon père, la mère du père de ton père, qui est sur la nécropole de Memphis, et de 
mon sixième du sanch de la femme choachyte Hérir, fille de Téos et dont la mère est Seteirbon, ma 
mère, la mère de ton père, qui est sur la nécropole de Memphis, et de ma part du sixième de toutes 
catacombes, de toutes salles de Késau (d'ensevelissemenl), des chapelles funéraires et des liturgies 
provenant du choachyte Imhotep, fils de Pki, mon père, le père de ton père, ci-dessus nommé, 
sur la nécropole de Memphis, et de ma part du sixième des catacombes, des salles de Késau 
et des liturgies de la femme choachyte Ut'enpouni, fille de Petamensutento, la mère de mon 
père, la mère du père de ton père, sur la nécropole de Memphis, et de ma part du sixième des 
catacombes, des salles de Késau , des chapelles funéraires, des liturgies et des sanch de la femme 
Hérir, fille de Téos, et dont la mère est Seteirbon, ma mère, la mère de ton père, sur la nécropole 
de Memphis, et du sixième de la maison et de la cour qui est au nord de la maison du choachyte 
Imhotep ci-dessus nommé, propriété faisant 70 coudées du sud au nord, sur 45 coudées de l'ouest 
à l'est et située sur le territoire du Tehni (2) (du Sérapéum) de Anchto (3),à la porte de l'enceinte 
du Tehni (du Sérapéum) sur le côté sud du dromos d'Imouth-se-Ptah, le dieu grand, (du 
dromos de l'Asclépeium) (4). » 

Les formules finales de Yécrit pour argent ou de reçu du prix sont telles que dans le 
contrat précédent et sont suivies de l'adhésion d'Armaïs, le fils aîné de Taarhornashéri, la 
partie cédante. Il dit : 

« Que j'aie à faire toute parole ci-dessus, mon cœur en est satisfait. Je t'abandonne la 
part du sixième de tous les sanch sur lesquels Taarhornashéri, fille de Imhotep, ma 
mère, t'a écrit ci-dessus, je n'ai plus aucune parole du monde (aucune réclamation) à te 
faire pour ces choses. Celui qui viendra à toi (t'inquiéter) en mon nom, je le ferai s'éloigner 
de toi. )) 

Que représentent les sanch ainsi cédés? telle est la question qui s’impose naturellement. Le 
mot sanch désigne une créance dans nos actes démotiques, aussi bien que dans le roman de 
Setna, etc. Il s’emploie notamment dans les contrats de mariage par créance nuptiale dont j'ai 
parlé longuement dans la Revue Egyptologique et dans mon cours de droit égyptien. Le sanch 
constituait alors le régime matrimonial s'appliquant à l'hérédité entière. Mais sanch se 
dit aussi de toute créance active et particulièrement des créances résultant du marché qui liait 
ensemble le choachyte et les familles de ses clients. Le sanch du choachyte un tel ou de la 
choachyte une telle sur la nécropole de Memphis semble ainsi désigner l'ensemble de la créance 


(1) a Le don d’Amon, roi du monde ». To « monde » est écrit avec le syllabique servant ordinairement pour to 
« part ». 

(2) Voir au sujet de cette localité, le dictionnaire géographique de Brugsch, p. 953. On y trouve cité ce passage 
de notre papyrus d’après une communication faite par nous; (confer. ibidem, 787 et 956). 

(3) Voir ibidem, p. 127, pour ce quartier de Memphis, souvent indiqué par nos documents et dans lequel se passe 
la scène de la séduction dans le roman de Setna. 

(4) L’Asclépeium faisait en effet partie de l’enceinte du Sérapéum de Memphis, ainsi que le prouvent les papyrus 
gecrs et démotiques de cette provenance. Voir aussi « le Sérapéum », de feu notre cher maître, M. Brunet de Presle. 


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constituant les revenus funéraires de la personne nommée. Aussi voit-on figurer après cela les 
catacombes où se trouvaient enfermés les défunts, les salles de Késau dans lesquelles on 
apprêtait les corps, les chapelles funéraires (maisons du Ka) dans lesquelles on priait, les liturgies, 
c’est-à-dire — nous le voyons par les bilingues — les revenus qui résultaient de tout cela pour 
les choachytes, etc. 

Notons que Taarhornashéri vend son sixième à une nièce qui possédait, de son chef, un 
autre sixième des mêmes biens paternels, partagé primitivement entre six frères et sœurs. 

Tout nous indique d’ailleurs que la vente est sérieuse, et non fictive comme la précédente, 
puisque la partie cédante a des enfants, dont l’aîné adhère à l’acte. 

En ce qui concerne les personnages et les affaires, le papyrus 379 de Leide, daté de l’an 29 
de Ptolémée Philadelphe et relatif à l’hérédité d’Imouth, fils de Pki, et de son père Pki, fils 
d’Imouth, l’un des six frères de Taarhornashéri, est surtout à rapprocher de celui-ci. 


N° 6 (pi. 6 et 7.) 


Nous revenons ici au cartulaire de Thèbes et aux écrits pour argent à plusieurs copies. 

Le contrat est de l’an 13 du roi Alexandre, fils d’Alexandre. 

Le pastophore de Ma (la déesse vérité),Neschons, fils de Pethor (1), dont lamère est Neschons, 
y vend une maison, bâtie, couverte, à Neschons, fille de Téos, dont la mère est Taba (2). Cette 
maison est située dans le [quartier nord de Thèbes, à la partie ouest de l’enceinte du temple 
de Montnebuas (3). Les voisins de la maison nommée sont : au sud, la maison bâtie, couverte, 
de la femme Neschons, fille de Petinofréhotep (4), que la rue du roi en sépare ; au nord, la maison 
du charpentier du temple d’Amon Paba (5), fils de Paamen (6), et la maison de la femme Tebouker, 
fille deNeshor (7), ce qui fait deux maisons, bâties, couvertes; à l’orient, la maison bâtie, 
couverte, de Tetinophréhotep, qui est là pour ses fils; à l’occident la maison bâtie, couverte, 
d’Àrmaïs, fils de Pethorpra. 

Le reste contient les formules de Yécrit pour argent . 

Ce papyrus, que j’ai publié pour la première fois dans ma chrestomathie démotique, p. 222, 
se rattache à beaucoup d’autres documents relatifs à la même personne : Neschons, fille de Téos, 
dont nous avons déjà parlé à propos de notre n° 4. 

Ainsi la propriété même qui est vendue ici se trouve indiquée dans une série d’actes 
successifs, comme nous l’avons dit dans la Revue Egyptologique (i re année, n° i) : 

Le premier papyrus qui la concerne porte au Louvre le numéro 2442. On lit encore en 
tête le nom d’Alexandre, après une déchirure qui nous a enlevé le commencement du protocole. 

(1) « Le don d’Horus ». 

(2) « Celle de l’âme ». 

(3) Voir mes données géographiques sur Thèbes, dans la « Revue égyptologique ». 

(4) « Ce don de Nofrehotep », ou de Chonsemuas nofréhotep ». 

(5) « Celui de l’âme ». 

(6) ■ Celui d’Amon », ou qui appartient au dieu Amon. 

(7) « Attaché au dieu Horus ». 

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Je crois qu’il s’agit d’Alexandre, fils d’Alexandre (1). Le divin père au service d * Anton em Ap , 
Spotus, fils de Petémestus et de Tsémin , s’y adresse au pastophore de Ma Neschons , fils de 
Petihor et de Neschons , et déclare avoir reçu l’argent de Y écrit pour argent (2) que ce pastophore 
avait fait à son profit sur la maison en question quelque temps auparavant. Il ajoute que ce 
lieu dont Neschons lui avait fait faire acceptation, (c’est-à-dire qu’il lui avait fait acheter à 
réméré, sauf à le rembourser ensuite, quand il aurait l’argent nécessaire), était désormais bien 
et duement audit Neschons , qui lui en avait versé le prix. En conséquence Spotus abandonnait 
l’écrit pour argent qu’on lui avait remis et il s’engageait à assurer la possession de la maison au 
véritable propriétaire. Les voisins étaient : au sud la maison de la femme Neschons qui en 
était séparée par une rue; au nord la maison du charpentier du temple d’Amon, Paba , fils de 

Paamen .; à l’orient la maison de Tetinofréhotep , fille de Efanch , appartenant à ses fils (3) ; 

à l’occident la maison d*Armais, fils de Pethorpra , qui était, de son côté, séparée par une rue du 
terrain vendu (4). Il paraît du reste que Neschons ne put longtemps garder sa maison, dans la pos¬ 
session de laquelle il venait de rentrer. Il fut bientôt obligé de l’engager de nouveau, dans un 
papyrus qui porte au Louvre le numéro 2420 H, puis de l’aliéner, définitivement cette fois, en 
faveur de la même personne, par un acte qui a le numéro 2440 dans la même collection. La 
prêteuse à réméré, qui devint ainsi l’acheteuse, s’appelle, comme le vendeur, Neschons, mais 
c’est une femme. Nous la retrouverons bien souvent dans la suite, soit sous son nom de 
Neschons , soit sous son nom de Tahet . Son père s’appelait Téos et sa mère, ainsi que nous 
l’apprend formellement le papyrus 2428 du Louvre, portait, comme elle, un double nom : elle 
s’appelait Taba , surnommée Setheirbon. Le papyrus 2440, daté du mois d’athyr de l’an 13 du 
roi Alexandre, fils d’Alexandre, est celui que nous venons d’étudier et par lequel le pastophore 
de Ma Neschons , fils de Petihor et de Neschons, céda, par écrit pour argent, à Neschons, fille 
de Téos et de Taba , cette même maison. Après cet acte pour argent intervint encore un acte 
de cession , daté également du mois d’athyr de l’an 13 d’Alexandre, fils d’Alexandre, qui porte 
au Louvre le numéro 2427, et que nous publierons bientôt. Les noms des parties et des voisins 
sont identiquement les mêmes ; les formules de droit diffèrent seules. 

Rappelons que sous le même règne, l’an 6, Méchir, d’Alexandre fils d’Alexandre 
et dans un papyrus de la collection Hay au Bristish Muséum, déjà mentionné incidemment à 
propos de notre n° 4, trois personnes, dont deux femmes, sœurs de père et de mère, et un 
employé du temple d’Amon nommé Keredj , leur mari peut-être, frère de Pethorpra, fils de 
Patahos et de Tanofréhotep, avaient cédé, à Tebouker, fille de Neschons (probablement la 


(1) Nous pouvons même préciser davantage. Cet acte a du être rédigé entre les années 6 et 13 d’Alexandre, fils 
d’Alexandre. En effet, comme nous le verrons dans la première note de la page suivante, en l’an 6, Méchir, 
d’Alexandre, fils d’Alexandre, le propriétaire de cette maison était encore le charpentier d’Amon, Paba, fils de 
Paamen, qui est indiqué alors comme voisin au sud, aussi bien qu’à l’est, d’une maison achetée par Tebouher , 
contiguë à celle-ci au nord et ayant façade sur la rue de l’ouest. 

(2) L'écrit pour argent était l’acte de reçu du prix d’une vente. Il assurait la propriété. Mais ensuite venait 
l’acte de cession , qui, seul, donnait la possession du bien vendu. 

(3) eTjb<WieqXP (r f qui pour ses fils. Cette expression que nous rencontrons sans cesse dans nos actes', 
équivaut à la formule grecque : toitoi xat oixia Epitax; tou Kep&ovoç wv xp. Ta Ttxva.... toxoi IIvKpepw cov xp. Ta Tcxva (voir le 
papyrus X de Turin (passim ). 

(4) Mot-à-mot « que la rue du roi est entre elles », ijç avajuoov Swpuotç, comme dit le papyrus M de Leyde. Toutes 
les grandes rues de Thèbes sont appelées également « la rue du roi » fkcrtXtxïj pupwj. 


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même qui figure, parmi les voisins, dans l’acte de l’an 13, sous le nom de Tebouker , fille 
de Neshor), une maison absolument contiguë à celle dont nous venons de parler (i ). Cette maison 
fut ensuite vendue à un certain Nesmin, fils de Hor et de Tséchons, qui la revendit lui-même 
à notre Neschons , fille de Téos et de Taba, au mois de Phaménoth de l’an 11 de Ptolémée, fils 
de Ptolémée (2); pour cette vente nous possédons l’acte de cession dans le papyrus 2426 du 
Louvre. Les voisins du sud et du nord de cette maison, sise au nord de Thèbes, manquent. 
Mais, après la déchirure, nous voyons énumérer encore : la maison du charpentier du temple 
d’Amon, Paba, fils de Paamen, et à l’occident la maison de « l’écrivain Armaïs, fils d ePethorpra, 
qui est séparée de la maison par la rue du roi ». 

La suite des papyrus nous montrera bientôt ce que Neschons fit de ces deux maisons limi¬ 
trophes, ne formant plus désormais qu’une seule propriété, et ce qu’elle devint elle-même. 


(-1) Cette maison avait 10 coudées du sud au nord et 12 coudées de l’est à l’ouest; en mesures quarrées, 120 mesure 
jhet ou une mesure aten et un cinquième. Elle était située dans le canton nord de Thèbes, à l’occident de l’enceinte 
du temple de Mont neb U as. Les voisins en étaient : au sud la maison du charpentier du temple d’Amon Paba, fils de 
Paamen ; au nord la maison du charpentier du temple d’Amon Petchons ; à l’est la maison du charpentier du temple 
d'Amon Paba, fils de Paamen; à l’occident la rue du roi. 

(2) L’année manque dans le protocole, déchiré en cet endroit. Mais on cite un peu plus loin Yécrit pour argent 
relatif à la même vente et qui était de l’an 11, Phaménoth. Or, l’écrit pour argent et l’écrit de cession étaient rédigés 
ordinairement en même temps et quelquefois à peu de jours d’intervalle. Il était extrêmement rare qu’ils fussent 
séparés par un long espace de temps. 


PARIS. — IMP. V. GOUPY ET JOURDAN, RUE DE RENNES, 71. 


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AVIS DE L’A UT EU H 


SUR LE SECOND FASCICULE 


J’ai bien des excuses à faire au public pour avoir si longtemps retardé l’apparition de ce 
second fascicule du tome I er du Corpus papyrorum Ægypti: (Papyrus du Louvre). Mais, avant de 
publier les planches qui le composent, je tenais à exposer et à développer philologiquement, 
dans mon cours de démotique à l’École du Louvre, le mot à mot de tous les textes en question, 
base des traductions que j’en donne ci-après (i). C’est maintenant chose faite. De plus, tant il y 
a cinq ans que cette année, dans mon cours de droit égyptien à la même École, j’ai lu et 
détaillé la traduction complète, avec commentaire juridique, non seulement de ces contrats, 
mais de tous les contrats archaïques qui se trouvent soit au Louvre, soit dans les autres 
collections d’Europe, et qui portent des dates comprises entre le règne de Bocchoris et le règne 
d’Alexandre le Grand. Cette collection de documents est fort considérable ; elle nous permet de 
saisir enfin les origines de ce droit auquel les Romains et par eux les peuples modernes ont le 
plus emprunté les grandes notions civilisatrices dont nous sommes si fiers. Pour tout ceci, je 
n’ai d’ailleurs qu’à renvoyer à mon ouvrage actuellement sous presse sur « l’état des biens *, 
ouvrage dont le premier volume est en entier consacré aux actes archaïques. 

Il va sans dire d’ailleurs que les lecteurs de notre Corpus pourront bientôt étudier par 
eux-mêmes, dans de magnifiques héliogravures semblables à celles du présent fascicule, tout 

(1) J’ai d’ailleurs publié déjà depuis longtemps, tant dans la Revue Égyptologique que dans la R 2 vue Archéo¬ 
logique, etc., quelques-unes de ces traductions, que je viens de revoir avec soin cette année. 


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ce dont je publie et mets en son jour dans cet ouvrage la version fidèle, version qui n’avait 
jamais été tentée avant moi (i). 

Seulement les papyrus se trouveront, naturellement, distribués, dans le Corpus , selon les 
collections qui les renferment en autant de volumes distincts. Nous avons déjà commencé les 
volumes de Londres et de Paris ; nous donnerons bientôt, parallèlement, aussi les autres. 

Paris, le 20 avril 1891. 


Eugène Revillout. 


(1) On peut voir dans le n°II de la VI a année de notre Revue Égyptologique les étranges aberrations auxquelles 
avait conduit, pour Brugsch, le seul essai de déchiffrement, — cependant bien limité, d’un bout de contrat 
archaïque, — qu’il eût jamais tenté. (Mais je ne doute pas le moins du monde qu’il ne s’approprie cette fois encore, 
après notre publication, tout ce que nous avons découvert, comme dans la Zeitschrift il s’est approprié récemment, 
avec le soin d'y mélanger les imaginations les plus inadmissibles, mes inattaquables découvertes sur les monnaies 
égyptiennes, développées depuis tant d’années dans la Revue Égyptologique , contradictoirement avec les idées 
plus que singulières et fort diverses énonoées par lui jusque-là). 

Quant à mon ancien élève Krall, auquel j’ai donné si libéralement, dans mon cabinet, tant de leçons parti¬ 
culières et gratuites, avant louverture officielle de mes cours à l'École du Louvre, il a publié, sous son nom, après 
son retour à Vienne, les notes prises à mes leçons sur un contrat archaïque, très fragmenté, de Vienne, étudié par 
moi pendant ma mission de 1878, et dont j’avais laborieusement rétabli l’ordre. Mais le travail se trouve incomplet, 
car l’ceil du maître n’est pas intervenu pour corriger les erreurs et les fautes résultant de notes mal prises par son 
élève. L’explication vraie de ce document restait donc encore à publier. On la trouvera dans mon livre. 


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DOCUMENTS 


PUBLIÉS DANS GE FASCICULE 


N° 7. 

Contrat de mariage par coemption ou vente fictive. 

An 4, mésoré 20, du roi Psammétique. 

La femme Djétamautankh, fille d’Anachamen, dit à Amon, fils de Pudja : 

Tu as donné — et mon cœur en est satisfait — mon argent pour (me) faire (être) à toi servante 
(devenir ta servante). Moi, je suis à ton service. 

Point à pouvoir homme quelconque du monde (personne au monde ne pourra) m'écarter 
de ton service. Je ne pourrai y échapper. 

Je ferai (être) à toi, en outre, jusqu'à argent quelconque, blé quelconque, totalité de biens 
au monde et mes enfants que j’enfanterai et totalité de ce que, moi (je suis) dedans (je possède) 
et les choses que je ferai être (que j'acquerrai) et mes vêtements qui (sont) sur mon dos, depuis 
l'an 4, mésoré, ci-dessus, en année quelconque, jusqu'à jamais et toujours. 

Celui qui viendra à toi (t'inquiéter) à cause de moi, par parole quelconque au monde, en 
disant : « elle n'est pas ta servante celle-là *, il te donnera, celui-là, argent quelconque, blé 
quelconque qui plairont à ton cœur. En (ta) servitude (sera ta) servante encore. Et mes 
enfants, tu seras sur (eux) en tout lieu où tu les trouveras. 

Adjuré soit Amon 1 Adjuré soit le roi ! 

Point (n’a) à te servir servante (autre) : ne prends pas servante quelconque en outre. 11 n'y 
a point à dire: «il me plaît... en toute similitude (de ce) que ci-dessus. Il n'y a point à 
m'écarter par cette similitude de ces choses. Il n'y a point à dire que tu prends femme pour le 
service de ton lit dans lequel tu es. 

Par l’écrit (par la rédaction) de Pabi, fils d'Héreius. 


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N- 8. 

Contrat d'adoption par vente fictive [mancipation). 

An 32, athyr, du roi Amasis. 

Hor, fils de Petuèsé, dont la mère est Teuaou, dit au ehoachyte de la nécropole, Haredj, 
fils de Djet : 

Tu (m’)as donné — et mon cœur en est satisfait — mon argent pour (me) faire (être) à 
toi fils (devenir ton fils) Moi (je suis) ton fils et (sont à toi) mes enfants que j’enfanterai et 
totalité de ce qui est à moi et de ce que je ferai être (de ce que j’acquerrai). 

Point à pouvoir (ne pourra point) quiconque au monde m’écarter de toi — depuis père, 
mère, frère, sœur, fils, fille, seigneur, dame, jusqu’à grande assemblée de ta : moi- 
même, mes enfants, (qui seront) les enfants d’enfants tiens (tes petits-fils) à jamais. Celui qui 
viendra à toi à ce sujet pour me prendre de toi en disant : « ce n’est pas ton fils, celui-là » — 
qui que ce soit au monde, depuis père, mère, frère, sœur, fils, fille, seigneur, dame, jusqu’à 
grande assemblée de ta ou moi-même — te donnera argent quelconque, blé quelconque qui 
plairont à ton cœur. 

Moi, je serai ton fils encore, ainsi que mes enfants, à jamais. 

Par l’écriture de Néhemschonsu, fils de Hahoréroou (1). 


N» 9. 

Contrat de location de terres dépendant du domaine d’Amon. 

L’an 37, épiphi, du roi Amasis. 

Le rekh (blanchisseur) du temple de Montnebuas Peti(djet)nofré, fils de Petinofréhotep, 
dont la mère est Tri, dit au ehoachyte de la nécropole Haredj, fils de Djet : 

Tu m’as loué ton champ de (neter)hotep que t’a donné en tenance du sanctuaire le 
prophète d’Amon Djet, fils de Néchutès— (champ) qui: à son sud (a) le terrain de Nesamen; 
à son nord, le terrain d’Amenntimonkh ; à son occident, le terrain du prophète Aou; à son 
orient, la plaine du canal de Pten — à cultiver de l’an 37 à l’an 38. 

S’il y a du blé en l’an 38, je livrerai (ui) le blé du temple d’Amon pour ton champ. 

Que je te donne le reliquat du blé (ce qu’on laisse en réserve pour semailles) sur le blé 
de ton champ. 

Que je m’enlève (al) de dessus ton champ, pour te le livrer [ui\ au terme de l’an 38, 
phaménoth, sans alléguer aucun arrangement. 

Par l’écriture de Neshor, fils de Petihorsuten, le chef de la nécropole (2). 


(1) Au revers figurent douze noms de témoins. 

(2) Au revers figure un seul nom do témoin. 


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Contrat de location de terres dépendant du domaine d’Amon. 


L'an 35, épiphi, du roi Amasis. 

L’homme du dieu Mont Pétémont, fils de Phoamen, dit au choachyte Haredj, fils de Djet : 

Tu m’as loué ton champ de (neter)hotep que t’a donné en tenance le prophète d’Amon- 
rasonter Hahoréroou, Bis de Neschons, (terre) qui est sur le territoire du Pahi (1) du sanc¬ 
tuaire (khent) d’Amon et est surnommée « celle de Tabi » — A son occident est le champ 
de Tabienchons. — 

S’il y a du blé en l’an 36, tout blé, tout produit qui sera sur ce (champ), nous le ferons en 
deux parts encore : à toi, une part; à moi, une part à recevoir, ainsi qu’à mes compagnons. 

Que nous livrions ( ui ) le blé du temple d’Amon ensemble, nous deux. Le surplus sera 
pour nous deux. 

Par l’écriture de Neshor, fils de Petihorsuten, le chef de la nécropole. 

Suivent deux noms de témoins. 


N" 11. 

Quittance délivrée par les scribes du temple d’Amon pour la redevance annuelle d’une culture. 


An 35, tybi, du roi Amasis. 

Bon paiement (reçu) du choachyte Haredj, fils de Djet, villicus , en la main des scribes du 
temple d’Amon en la terre d’Aou, pour son blé du temple d’Amon (sur la récolte) du champ 
qu’il a cultivé, à l’occident (de Thèbes), dans le territoire de Pahi, de l’an 34 à l’an 35, ci : 
argenteus 6... un diobole pour toute redevance. Ils (les scribes) ont reçu ces argenteus. Leur 
cœur en est satisfait. Ils (les argenteus) sont au complet, sans aucun reliquat. 

Par l’écriture de Pétémestus, fils d’Horsiési, le scribe. 

Suivent six signatures (2K 


(1) Grande ferme (confer TTOgG) du domaine d’Amon, devenue un village et nommé en grec Pais, dans le 
bilingue Casati. Le mot a hi, ohé , magasin ou écurie, ferme, se retrouve dans beaucoup de textes hiéroglyphiques, 
démotiques et coptes. Le bourg de Pais était situé à l’occident de Thèbes, c’ost-à-dire de l’autre côté du Nil. 

(2) Dans nos reçus do scribes presque toutes les signatures — en dehors de celle du rédacteur de l’acte — 
commencent par les mots : « A écrit un tel », car les témoins ou contrôleurs ne rédigeant rien no devaient pas copier 
la formule <r par l’écriture (la rédaction) de ». Et cependant, dans les trois reçus que nous publions aujourd’hui, 
parmi ces signatures surajoutées on remarque celle d’un homme portant expressément le titre de « scribe du temple 
d’Amon pour la terre d’Aou ». 


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N° 12. 

Quittance délivrée par les scribes du temple d’Amon, pour la redevance annuelle d’une culture , 
tant aux fermiers qu’au quasi-propriétaire (1). 

Au 35 tybi, du roi Amasis. 

Bon paiement (reçu) de l’homme du temple de Mont Ha, fils de Phoamen, et de Pétémont 
son frère, et du choachyte Haredj, fils de Djet, leur villicus , en la main des scribes du temple 
d’Amon dans la terre d’Aou, pour le blé du temple d’Amon des champs qu’ils ont cultivés 
à l’occident (de Thèbes) depuis l’an 34 jusqu’à l’an 35: ci 37 argenteus et un diobole, pour 
toute redevance. Ils (les scribes) ont reçu ces argenteus. Leur cœur en est satisfait. Ils (les 
argenteus) sont au complet, sans aucun reliquat. 

Par l’écriture de Pétémestus, fils d’fîorsiési, le scribe. 

Sabrent rix signatures (2). 


13. 

Quittance délivrée par les scribes du temple d’Amon pour la redevance annuelle d’une culture. 
An 34, phaménoth, du roi Amasis. 

Bon paiement du choachyte Haredj, villicus , en la main des scribes du temple d’Amon dans 
la terre d’Aou, pour son blé du temple d’Amon (sur la récolte) du champ qu’il a cultivé à 
l’occident (de Thèbes), dans le territoire de Pahi, de l’an 33 à l’an 34, ci : argenteus 5 et un 
diobole, pour toute redevance. Ils (les scribes) ont reçu ces argenteus. Leur cœur en est 
satisfait. Ils (les argenteus) sont au complet, sans aucun reliquat. 

Par l’écriture de Pétémestus, fils d’Horsiési, le scribe. 

Suivent six signature*. 


N° 14. 

Contrat de hoti (3). 


L’an 36, pachons, du roi Amasis. 

Le divin père Udjahor, fils de Tuamenaouchons, dit à l’homme du temple de Mont-neb-uas 
Pétémont, fils de Piioamen, dont la mère est Ruru : 

(1) Voir plus haut le n° 10. 

(2) Le dernier signataire a mis : a A écrit (a souscrit) Neschons sur les 37 argenteus et un diobole pour toute 
redevance ci-dessus ». 

(3) Pour le sens juridique et les acceptions du mot hoti, voir mon article « antichrèse in solutum », publié 
dans les Proceedings de la société d’archéologie de Londres en juin 1887. » 


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Je t'ai donné le (droit de) hoti sériés mesures de terre en culture à cultiver arec ce (hoti) au 
nom du divin père Réri, fils de Tuamenaouchons. Tn es pour loi en gagiste pour cela sur tout 
champ que tu cultiveras—parmi mes champs qui (sont) sur (qui sont situés à)Paamen, dans la 
terre d'Aou, à l'occident (de Thèbes), sur le territoire de Pahi (dépendant) du sanctuaire 
d’Amon — de l’an 36 à l'an 37. 

S'il y a du blé en l’an 37, je prendrai le tiers de tout le blé, de tous les produits qui seront 
sur les champs que tu cultiveras pour le hoti des mesures de terre ci-dessus, (hoti) au sujet 
duquel je t’ai écrit au nom de Reri, fils de Tuamenaouchons, mon frère. 

Au nom du blé (du produit) de ce champ, que j'éloigne les scribes du temple d’Amon par ina 
part du blé du temple d'Amon (revenant au temple d’Amon), sans que je puisse faire se tenir 
debout ces scribes devant toi à cause de ma part de blé du temple d'Amon. 

Que nous fassions de plus le reliquat (la réserve pour l'ensemencement) |en 4 parts sur nous : 
moi, trois parts, à cause du hoti sur les mesures de terre et sur le blé au nom du divin père 
Réri, fils de Tuamenaouchons; toi une part, au nom de la culture. 

S’il y a compte quelconque, sur chose quelconque que j'engage pour le terme de l’an 36 
à l'an 37, si les scribes du temple d’Amon, mesurent (taxent) les champs, ce sera à mon nom. 
Le montant du nobi (de l’amende), (avec prise) de gage, que je solderai sur les champs sus- 
indiqués, je le ferai prendre sur les parts du divin père Réri, fils de Tuamenaouchons. Pour 
ta part de tout ce qui se tiendra debout (de tout ce qui aura poussé) sur les mesures de terre, 
je (te) la ferai donner. Je ferai (je paierai) le nobi, (avec prise) de gage, pour le hoti de ces 
mesures de terre existant pour toi. Le surplus à recevoir sera entre nous comme (il a été dit). 

Par l’écriture de Djépaefankh, fils de Hahoréroou (1). 


N* 15. 

Contrat de location parallèle à l’acte précédent de hoti. 

L'an 36, pachons, du roi Amasis. 

Le divin père Udjahor, fils de Tuamenaouchons, dit à l’homme du temple de Mont-neb-uas 
Pétémont, fils de Phoamen, dont la mère est Ruru : 

Je t’ai loué mes champs qui (sont situés) sur Paamen, dans la terre d’Aou, à l’occident 
(de Thèbes), sur le territoire de Pahi (dépendant) du sanctuaire d’Amon, afin de les cultiver, 
de l’an 36 à l'an 37, soit à titre de hoti, soit à titre de (terre à) produits. Toi et tes compagnons 
(vous avez) cinq mesures de terre; moi (j’ai) une mesure de terre. C'est toi qui feras en 
compte ma mesure de terre ci-dessus. 

S'il y a du blé en l'an 37, je prendrai le tiers du blé, et de tous les produits qui y 
seront, pour ma part en ce champ. 

Que nous fassions en outre le reliquat (la réserve pour semailles) en six parts : toi et 
tes compagnons, cinq parts; moi, au nom de ma mesure de terre, une part. 

(1) Au revers figurent dix noms de témoins. 


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Je ferai (je paierai) le montant du nobi qui sera en ton nom ; que je donne le blé du 
temple d’Amon sur le tiers (qui est) ma part en les champs ci-dessus: que j’éloigne les scribes 
du temple d’Amon par ce blé. Si les scribes du temple d’Amon mesurent (taxent) mes champs, 
ce sera à mon nom. Si je (t’)écarte pour ne pas (te) laisser jouir de mes champs ci-dessus de 
l’an 36 à l’an 37, en outre des droits ci-dessus, je te donnerai un argenteus du temple de 
Ptah sans alléguer aucun arrangement. 

Par l’écriture de Téos (Djého), fils du divin père d’Amon Epi (?) (I). 


(1) Au revers figurent dix noms de témoins. 


PARIS. — IUP. V. GODPT ET JOURDAN, RGB DE RENNES, 71. 


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AVIS DE L’AUTEUR 


SUR LE TROISIÈME FASCICULE 


Depuis quelque temps mon cours est une mine — mine presque inépuisable —* que l’on 
exploite audacieusement. Dans ces circonstances, je dois rappeler — comme je l’ai fait d’ailleurs 
dans le précédent fascicule de ce volume, — que tous les contrats archaïques du Louvre et de 
l’Europe ont été traduits en entier à mon cours de droit égyptien et que j’ai expliqué mot à mot, 
philologiquement et avec force détails, un grand nombre d’entre eux à mes cours de démotique 
Ceux qui composent ce fascicule se trouvent tous dans ces conditions. Quelques-uns avaient été 
étudiés publiquement par moi pendant l’année scolaire 1890-1891 ; les autres, pendant les 
années suivantes, en même temps qu’un grand nombre d'autres textes, démotiques, hiératiques, 
hiéroglyphiques et coptes des diverses périodes. 

Dans ces cours, en dehors des explications philologiques de tout genre, j’avais soin d’indi¬ 
quer la portée des actes et les autres documents qui les éclairaient. Dans le Corpus je ne donne, 
au contraire, que les traductions et les textes, en renvoyant pour le reste à mon Catalogue des 
documents archaïques, actuellement en cours de publication, et à mes ouvrages de droit 
égyptien. 

Je dois noter pourtant, par exception à la règle que je me suisfaite de ne rien commenter ici, 
que la date de notre n° 16 se trouve fixée par la comparaison de deux autres pièces : 1° un 
contrat de mariage daté expressément de l’an 10, épiphi 10, du roi Uahabra(Apriès) — à qui 
vie, santé, force! — par lequel le préposé d’Astma, Nekht-osor, fils de Teos, assurait 40 aroures 
de terre à sa fille en la mariant au choachyte de la nécropole Djet, fils de Nes-mont; 2° un 
contrat publié ici sous le n° 17 par lequel, en l’an 3 d’Amasis, Osor-et-tu-su, fils de Teos et 
frère de Nekht-osor fils de Teos, abandonnait définitivement au même choachyte Djet, fils de 
Nes-mont, les 40 aroures données en dot à sa nièce, morte depuis. Notre n° 16 contenant, en 


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l’an 12, une lettre de menaces adressée à ce même Djet, fils de Nes-mont, récemment marié 
richement et auquel on voulait faire payer, les yeux fermés, par crainte du scandale, certaines 
vieilles dettes, causées, prétendait-on, par des aventures amoureuses, me semble donc appar¬ 
tenir avec certitude à l’an 12 d’Apriès, c’est-à-dire être de deux ans postérieur au mariage de 
Djet, mais certainement antérieur à la mort de sa femme et au règlement familial fait en 
l’an 3 d’Amasis. C’est pour cela que dans notre notice on lira la date de l’an 12 d’Apriès. 

Paris, le 1 er octobre 1893. 

E. REVILLOUT. 


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DOCUMENTS 


PUBLIÉS DANS GE FASCICULE 


N° 16 

Lettre de Djefmin, fis d’Unnofré, à Djet, fils de Teos i . 


« Djef-min, fils d’Un-nofré, auquel Suten(t)-ankh-s, la femme de Paarsu, a apporté un set 2 
« en l’an 8 (s’adresse) au choachyte Djet, fils de Nesmont : 

« Il n’y a point à me faire aller, car apporte moi cela! 

« Suten(t)-ankh-s m’a fait apporter le set 3 auquel tu avais consenti pour 132 katis établis. J’ai 
« fait apporter (ou payer) ces (katis) dans la main du pastophore d’Amon Teos (Djeho), fils 
« de Nes-suten-to, en l’an 8, sans y être intéressé (sans y avoir une part). Qu’on m’interroge (en 
« justice)! —Ta jouvencelle a dit : « La chose (le bien) que je voudrai, Djet, fils de Nes-mont, 
« me le donnera. La chose qu’il voudra je la lui ferai avoir. 

« — Djé-min, fils d’Un-nofré, à Djet, fils de Nes-mont : 

« Par la vie du roi 3 ? Tu ne me feras pas aller pour te prendre au sud où tu es. 

« Par la vie du roi! Que tes engagements soient observés 4 ! Voici que tu m’as fait faire une 


1. Ce papyrus est un de ceux dont je publie l’étude philologique détaillée dans mes « Quelques textes traduits à mes 
cours ». 

2. Le motsef, écrit cette fois par le syllabique au lieu de l’être, comme dans notre papyrus, en lettres simples (avec 
deux s différents) dans les deux cas où il se présente, est traduit en démotique plus moderne par le bilingue Gasati r t 
peTàSoXu;. Il a été conservé dans le copte cure « pretio redimere ». Serait-ce un marché à conclure, une acquisition, telle que 
celle d’un bijou ou d’un objet de luxe quelconque, faite ou payée par le moyen de Djet? Serait-ce un effet commercial, 
une sorte de lettre de change ou plutôt de billet à ordre? Comme Suten(t)-ankh-s est appelée « la femme de Paarsu » 
j’ai écarté l’hypothèse d’un de ces achats ou rachats d’esclave ou de captive par cause d’amour dont il est tant ques¬ 
tion dans les plaidoyers de Lysias, dans les comédies grecques et dans les comédies romaines de Plaute. 

3. Suten-ankhf, formule de serment très fréquente en démotique. Ici elle fait calembourg avec le nom de Suten- 
(t)ankhs, la bonne amie de Djet, fils de Nesmont. L’une des deux expressions signifie : « le roi, il vit », l’autre : « la 
reine, elle vit ». 

4. Le démotique, comme le copte, emploie la 3 e personne du pluriel pour le passif : « Qu’ils observent (qu’on 
observe) tes engagements! » 


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perte de bien, de ce bien que tu es à lui donner à elle (à ta maîtresse), de ce bien qu’elle 
désire 

« Qu’on prenne garde à cela, petit jeune homme, à ce que je ferai à toil 
« A écrit Djé-min en l’an 12 (d’Apriès), athyr 8. » 

Au revers du papyrus se trouve l’adresse : « A Djet, (ils de Nes-mont, Djé-min. » 


N° 17 

Contrat d’abandon d’une hérédité familiale. 

« L’an 3, tybi 19, du roi Àhmès (Amasis). 

« Osor-et-tu-su, fils de Teos, dont la mère est Ta-ba, dit au choachyte Djet, fils de Nes-mont : 

« Que tu reçoives cela pour toi, les 40 aroures de biens que tu as reçues en main, toi les 
« disant consacrées 1 2 . Ces choses sont en ta main devant le dieu Mont-em-uas-nofré-hotep, toi 
« les ayant prises comme consacrées. Il n’y a pas à en donner part en dehors de toi depuis le 
« jour ci-dessus. Aucun homme ne pourra les donner ou les faire prendre à toi par personne 
« au monde, depuis frère, sœur, fils, fille, seigneur, dame, homme quelconque du monde 
« entier, jusqu’à (grande assemblée de) Ta. Tu m’(en) as donné, et mon cœur en est satisfait, 
« l’argent. Ils connaîtront (c.-à-d. : il sera connu) que c’est devant Mont-em-uas-nofré-hotep 
« depuis le jour ci-dessus. Ils ont dit (fait la déclaration) au prêtre d’Amon, prêtre du roi. 

« Personne ne peut dire nobi sur l’écrit ci-dessus. » 

Le reste manque. 


N° 18 


Acte de mariage. 


« L’an 4, le 21 pharmouthi, du roi Psammetiku — à lui vie, santé, force! 

« En ce jour entra dans le temple le choachyte P-bes-tenro-amen, fils de Pamenkh, vers la 
« femme choachyte Ab-su-osor 3 , fille d’Osor-tennu, laquelle femme lui plut comme épouse, 
« comme femme établie en dation de cœur, comme mère transmettant les droits de famille à 
« leur progéniture, comme épouse depuis le jour de Pacte. Le bien dont il a dit : « Je le lui 
« donnerai à elle », elle l’a reçu cette femme ; — tout terrain en part établie. 

« Il (lui) a dit, le prêtre d’Amon, prêtre du roi, — à lui vie, santé, force! — à qui Amon a 
« donné la puissance : « Est-ce que tu (l’)aimeras en femme établie en dation de cœur, en mère 
« transmettant les droits de famille, ô mon frère? » — Lui (mot à mot, qui) : « moi je transmets 
« en don de donation, en transmission, l’apport de ces choses dans le plan d’amour dans lequel 


1. Allusion à la phrase de Suten(t)-ankhs rapportée plus haut. 

2. Consacrées par la formule ordinaire de consécration aux dieux : Suten ti hotep. Le texte porte ici : ck Dje sulenti 
(hotep) « toi disant le sutenti ». Plus loin on trouve encore : « toi les ayant pris en disant sutenti ». Djet, fils de Nes- 
mont, se mettait ainsi sous la protection du dieu dont il n’était que le mandataire, — ce qui ne l’empêcha pas, nous le 
verrons, de payer (au moins en partie) cette hérédité à la famille de sa femme dont il héritait (Voir la préface). 

3. Ce nom gracieux signifie « Osiris l’aime », 


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« je l’aime. Si, au contraire, j’aime une autre femme qu’elle, à l’instant de cette vilenie, — où 
« l’on me trouvera avec (une autre) femme, — moi je lui donne à elle (à ma femme) mon ter- 
« rain et l’établissement de part qui a été écrit précédemment — à l’instant, devant toute vile- 
« nie au monde (de ce genre). Tous les biens que je ferai être (que j’acquerrai), par transmis- 
« sion ou par apport de père et de mère (par héritage), seront à ses enfants qu’elle enfantera. » 
(Le bas du papyrus contenant les attestations des témoins, ayant été vendu séparément, se 
trouve classé sous un autre numéro.) 


N° 19 

Acte cle mariage '. 

« (L’an 12 -), le 5 méchir, du roi Ahmès (Amasis) —à lui vie, santé, force ! 

« En ce jour entra dans le temple le choachvte Teos (Djeho), fils du gardien E-khepera-tuf 
« vers la femme ehoachyte Hatu-set, fille de Pe-tu-èsé, laquelle lui plut comme épouse, comme 
« femme établie en conjonction, comme mère transmettant les droits de famille à leur progé- 
« niture, comme épouse depuis le jour de l’acte. Le bien dont il a dit : « Je le lui donnerai », 
« elle l’a reçu, cette femme — tout terrain en part établie. 

« (Lui) a dit le prêtre d’Amon, prêtre du roi — à lui vie, santé, force ! — à qui Amon a donné 
« la puissance : « (Est ce que) tu (l’)aimeras en femme établie en conjonction, en mère trans- 
« mettant les droits de famille, ô mon frère? » — Lui (mot à mot: qui) : «Moi je transmets en don 
« de donation leur transmission, l’apport de ces choses, dans le plan d’amour dans lequel je 
« l’aime. Si, au contraire, j’aime une autre femme qu’elle, à l’instant de cette vilenie, — où l’on 
« me trouvera avec (une autre femme) — moi, je lui donne à elle (à ma femme) mon terrain et 
« l’établissement de part qui a été écrit précédemment, — à l’instant, devant toute vilenie au 
« monde (de ce genre). Tous les biens que je ferai être (que j’acquerrai), par transmission ou par 
« apport de patrimoine paternel ou maternel, seront à mes enfants qu’elle m’enfantera, et que 
« je ferai être, en génération d’épouse depuis l’an 12, méchir 5, du roi Ahmès — à lui vie, santé, 
« force! — jusqu’à la fin de sa génération d’épouse qu elle fera être pour moi. 

« En l’an 15 du roi Ahmès — à lui vie, santé, force ! — je dirai ces choses au palais de la 
« grande entrée ( pa-ak-ur ). » 

Viennent après cela la signature du notaire et les attestations datées des témoins. 

1. Ce papyrus est un de ceux dont je publie l’étude philologique détaillée dans mes « Quelques textes traduits à mes 
cours ». 

2. La date de l’année se restitue avec certitude tant d’après celle des attestations de témoins que d’après les termes 
mêmes de la suite de l’acte. 


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N° 20 

Reçu délivré sous forme de lettre par le préposé au quartier funéraire 1 . 


« Remis par Pe-ti-amen, fils de Teos (Djeho), le chef de la montagne 2 , à Haredj, fils de Djet, le 
« seigneur 3 . 

« Don royal du soleil, durée de vie 4 ! 

« Le premier prophète d’Haroeris, au nom des prophètes des quatre classes d’Haroeris, t’a 
« donné la possession de ce qui sera à toi, (à savoir) de la mesure de terre rouge 5 prise sur la 
« terre du (neter) hotep d’Amon. C’est à toi, le maître du terrain, à payer les choses que l’on 
« donne au chef de la montagne pour le kati par uten de chose reçue (ou de bien reçu) pour 
« la mesure ci-dessus (désignée). J’ai reçu (cela) sans reliquat, et mon cœur en est satisfait. 
« J’en donne décharge générale, tant au nom des prophètes des quatre classes qu’au nom de la 
« nécropole, pour les katis d’Osiris. A écrit Tu-chons-at-ur, fils de Annu-hor, en l’an 38 le 
« 2 mésoré. » 


N° 21 

Lettre du vigneron Djé-ckons adressée au prophète d’Amon Pe-ti-n-amen-suten-to 
relativement aux choachytes, Nesmin, fils de Djet, et Haredj 6 . 

« Djé-chons, celui qui connaît les vignes devant 7 le prophète d’Amon Pe-ti-n-amen-suten-to. 
« Don royal du soleil, durée de vie 8 ! 

« Nesmin, fds de Djet, et Haredj, son frère, ont soldé l’argent au pastophore 9 . (Il faut donc) 
« que je fasse donner en royale offrande 10 l’aroure qui est à moi 11 ! (C’est bien!) Qu’ils s’agran- 
« dissent par tes vignes! (Mais) sache cela : que les choachytes ci-dessus sont des gens de rien. 
« Qu’ils s’agrandissent — en sorte que tes vignes dépérissent! Elles sont à toi, tes vignes. A 


1. Ce papyrus est l’un de ceux dont je publie l'étude philologique détaillée dans mes « Quelques textes traduits à mes 
cours ». 

2. C’est le nom démotique ordinaire du quartier de la nécropole situé à Thèbes sur la rive occidentale du Nil et qu’on 
appelait plus anciennement le Kher, sorte de ville funéraire, du pi'aeses de laquelle les choachytes dépendaient. 

3. Cette expression de politesse est souvent employée dans le démotique de toutes les époques. 

4. Ce salut, signifiant que la durée de vie est un présent du soleil roi et qu’on la souhaite à son correspondant, se 
trouve très souvent en tête des lettres démotiques, comme ^atpsiv en tête des lettres écrites en grec. 

3. C’est le nom ordinaire d'un genre de terre particulier, souvent nommé dans les contrats, qui me parait être la 
terre cultivable. 

6. Ce papyrus est un de ceux dont je publie l’étude philologique détaillée dans mes « Quelques textes traduits à mes 
cours ». 

7. Voir ce que je dis pour cette expression d'honneur (employée à l’égard des supérieurs) dans mes « Quelques 
textes », p. lvi. 

8. Voir, pour cette salutation, la lettre précédente. 

9. L’argent que l’on donnait pour entrer en possession d'une terre sacrée. Voir la lettre précédente. 

10. Voir, pour cette formule des consécrations de biens faites aux dieux, notre n° 17. 

11. L'aroure, dont les deux fils de Djet s’étaient fait mettre en possession, était auparavant dans la possession 
de Djechons, l'auteur de la lettre. 


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« toi (aussi sera) leur dépérissement! Tu les fais aller à leur ruine, sans le savoir. Je t'ai écrit 
« ces choses (je t’ai prévenu). 

L’adresse porte au revers : 

« Remis par Djé-chons, fils d’Hor-si-ési, devant le prophète d’Amon Peti-amen-suten-to. » 


N° 22 

Cencon de part héréditaire à un cohéritier \ 

« L’an 31, mésoré, du roi Darius. 

« La femme Ta-amen-hi-uas, fille du camionneur 1 2 du temple d’Àmon de DjemeTaho-su-Min, 
« dont la mère est Ruru, dit au choachyte de la nécropole de l’Occident de Thèbes, Pahorerbau, 
« fils de Nes-amen-hotep, dont la mère est Haari : 

« Tu m’as donné — et mon cœur en est satisfait — l’argent de mes parts dans la campagne, 
« dans le sanctuaire et dans la ville : diobole d’Osiris 3 , demeures de la montagne 4 , maisons, ter- 
« rains nus, esclaves de maison, champs, totalité de biens quelconques au monde. 

« A toi cela est en part au nom de la femme Ruru, fille du choachyte de la nécropole de 
« l’Occident de Thèbes, Talio-su-maut, ma mère. Je t’ai donné ces choses, à toi. A toi sont tes 
« parts. Je n’ai plus aucune parole au monde à faire à leur sujet. Personne au monde n’a à en 
« connaître. Moi-même je ferai écarter eux (les tiers évicteurs) loin de toi. Depuis ce jour jus- 
« qu’à jamais celui qui viendra (t’inquiéter) à cause de ces parts, en mon nom, au nom de qui- 
« conque au monde, je le ferai s’éloigner de toi. Si je ne le fais s’éloigner (volontairement), je 
« le ferai s’éloigner (de force). A écrit le pastophore d’Amon Peti-osor-emhat, fils de Pahore- 
« roou.» 

Au revers, figurent huit noms de témoins. 

N° 23 

Vente de la moitié d’une vache. 

L’an 9, méchir, du roi Darius. 

« Le setemash du temple d’Àmon de Djème, Hor-udja, fils d’Ah-ar-ti-su, dont la mère est 
« Ta-tu-èsé, à l’administrateur (na-ur-tesh) des attelages d’Amon Osor-men, fils d’Amon-e- 
« ar-ti-su. 


1. On possède une autre copie de cet acte, avec quelques variantes. 

2. Je me sers de cette expression faute d’une autre. Le mot sek (copte : cwx) signifie trahere. Il est employé aussi 
sous la forme sekti pour désigner les navires de transport, les remorqueurs ; nous le rencontrons dans le numéro suivant 
appliqué aux attelages du temple d’Amon : une vache est même appelée seket het , « l’attelage du cœur ». (Voir n° 23.) 

3. Le diobole — que nous connaissons par les bilingues tout autant que par les comptes d’Amasis, etc., —repré¬ 
sentait sans doute un droit funéraire proportionnel, analogue au kati d’Osiris dont il est question dans une des pièces 
précédentes. (Voir n° 20.) 

4. Ou de la nécropole. 


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« Tu m’as donné — et mon cœur en est satisfait — l’argent de cette moitié de génisse noire 
« qui est empâturée dans le clos d’Amon de Djème et qui est appelée, comme nom de vache, 
« Seket-het (l’attelage du cœur), que j’ai reçue pour argent de l’homme du roi (du yéwpyoç 
« pacnXixoç) Hor, fds de Petu-amen-api. 

« Je t’en ai donné la moitié à partir de ce jour. Je n’ai plus aucune parole au monde (aucune 
« réclamation) pour sa moitié et pour tout veau (mâle), toute génisse qu’elle enfantera dans 
« notre maison ; car toi tu m’as (donné pour cela) 2 katis d’argent. 

« Aucun homme n’a à en connaître (à s’en mêler). Moi-même j’écarterai de la moitié de la 
« vache ci-dessus celui qui viendrait à cause de la moitié ci-dessus. Je le ferai s’éloigner de 
« toi par toute parole, tout acte au monde. 

« Si je ne le fais pas s’éloigner par toute parole, tout acte au monde, je te donnerai une 
« vache dè sa sorte de bœuf. 

« Si je ne te donne pas une vache de sa sorte de bœuf, je te donnerai deux katis d’argent 
« fondu du temple de Ptah. Tu auras toujours en outre sa moitié, et tout veau, toute génisse 
« qui s’y joindra depuis le jour ci-dessus à jamais. 

« A écrit Djet-artien-èf-ankh fils de Pe-tù-amen-api. » 

Au revers, se trouvent quatre noink de témoins. 


LE Pl'ï-EN-VELAY. — LMP. MARCHESSOU FILS, BOULEVARD SAINT-LAURENT, 23 


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UNIVERSITE OF MICHIGAN 





















CORPUS PAPYRORUM ÆGTPTI 


TOME I 
FASCICULE IV 


PAPYRUS DÉMOTIQUES DU LOUVRE 



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ANGERS. - IMPRIMERIE ORIENTALE A. BURD1N ET C*«, 4, RUE GARNIER. 


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CORPUS PAPYRORUM ÆGYPTI 


TOME I 

PAPYRUS DÉMOTIQUES DU LOUVRE 

PUBLIÉS ET TRADUITS 

PAR 

Eugène REVILLOUT 


FASCICULE IV 


PARIS 

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR 

LIBRAIRE DE l’ÉCOLE DU LOUVRE 

DE l'école des langues orientales vivantes, de la société asiatique, etc. 
28, RUE BONAPARTE, 6° 

1902 


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CORPUS PAPYRORUM ÆGYPTI 


M° XXIV 


« L’an 2, choiak 30, du roi Niku — à qui vie, santé, force ! 

« Pnekhtosor, le prophète.dit à la femme choachyte Ntsusu, fille du choachyte... fils d’Épi, 

le choachyte. 

« Je l’ai donné la part de fils formant le terrain de 3 mesures sur 15 que j’ai reçu dans le 
sanctuaire de Tashen au lieu dit Pmanmoounkeftah (le lieu de l’eau du dromos). 

« Je vous ai donné cela en part pour (en échange du) domaine de Nekhta, fille du prophète 
d’Amon Pentubnneteru — en dehors de ma part que m’avait établie en main, comme apport, le pro¬ 
phète Hotep. 

a J’ai donné en mains à cette femme choachyte, en transmission, ce domaine ; par aliénation, 
(mot à mot : en dehors). C’est l’apport apporté en part depuis ce jour, à jamais, en équivalence de 
ces choses (indiquées plus haut). Dans le sanctuaire d'Hermonthis est le terrain de ces mesures, 
terrain que j’ai reçu moi-même. 

« J’ai dit (fait la déclaration) au prêtre d’Amon, prêtre du roi à qui A mon a donné la puissance : 
J’ai donné cela depuis le jour ci-dessus. Personne au monde ne peut écarter ces choses de toi : ni fils, 
ni fille, ni frère, ni sœur, ni personne au monde agissant en maître (/«>). 

« Par la main de... témoignant à l’écrit ci-dessus. An 2, 30 choiak, du roi Niku — à qui vie, 
santé, force ! 

« Parla main de... fils de Petimant témoignant à tout ce qui est ci-dessus. An 2, choiak 30, 
du roi Niku, à qui vie, santé, force! 

« Parla main de... témoignant à l’acte de Pnekhtosor, le prophète de... qui dit à la femme 
Ntsusu, fille du choachyte... fils d’Épi, le choachyte : Je t’ai donné la part de fils constituant le terrain 
de trois mesures sur quinze que j’ai reçu dans le sanctuaire du temple d’Amon à Tashen, au lieu dit 
Pmanmoounkeftah. Je vous ai donné cela en part pour (en échange du) domaine de Nekhta, fille du 
prophète d’Amon Pentubnneteru, en dehors de ma part que m’avait établie en main, comme apport 
le prophète Hotep. J’ai donné en main à cette femme ce domaine par aliénation. C’est l’apport 
apporté en part depuis ce jour à jamais en échange des choses indiquées ci-dessus. Dans le sanctuaire 


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d’Hermonthis est le terrain de ces mesures. J’ai dit au prêtre d’Amon, prêtre du roi, à qui Amon a 
douné la puissance : Ce que j’ai reçu... je l’ai donné depuis le jour ci-dessus. Personne au monde 
ne peut écarter ces choses de toi, ni fils, ni fille, ni frère, ni sœur, ni personne au monde agissant 
en maître (hir). 

« Par la main de... témoignant à tout ce qui est écrit ci-dessus. An 2, choiak, du roi Niku — 
à qui vie, santé, force! 

« Par la main de... fils d’Ankh. L’an 2, choiak, du roi Niku — à qui vie! santé! force! » 


N° XXV 

« L’an 15, 3 e mois de la raison sha, du roi Ahmès. 

« Psammetik menkh, fils d’Horudja, dont la mère est Tsenhor, dit au choachyte de la partie 
occidentale de Thèbes, Nesmin, fils de Tahosuosor, dont la mère est... 

<c Je t’ai donné ces 10 arouresde terres de ma part du domaine, (part) que m’a donnée Tsenhor, 
ma mère, au nord d’une (autre) aroure de terre, ce qui fait 11 aroures, sises sur Paamen (la demeure 
d’Amon, Thèbes) dans la terre d’adoration occidentale, sur les 22 aroures qui sur la terre d’Amon 
de tel endroit, à l’occident du canal qu’on nomme uten , (terrain) que j’ai acquis pour argent 
(comme aîné xupfoç représentant la mère?) de Son, le fils de Efau, le hir seshta , dont la mère est 
Rannebtpaèsé, en l’an 14, 2 e mois de shmu , qu’il (Son, fils de Efau) a acquis pour argent du scribe 
de Paamen de la terre d'adoration, Unnofré, fils d’Horudja, dont la mère est Chons pesarb, en 
l’an 14, 1 er mois de per , le étant du (ce qui constituait le domaine du), scribe de Paamen de la terre 
d’adoration Horudja, fils d’Unnofré, dont la mère est Heri, son père, (domaine) qu’il (le susdit père) 
avait acquis pour argent du scribe et setem (domestique) de la maison royale ( suten pa ) Neschons, 
fils de Meri, dont la mère est Nteti, lequel avait reçu transmission, dans Paamen, de ce que possé¬ 
dait le père divin Petiosor, fils d’Unamen... L’acte de transmission, dans Paamen, il l’accomplit en 
le garantissant contre toute éviction, le sotem et père divin Petibi, fils de Petiosor, en l’an 3,2 e mois 
du per , du roi Apriès, défunt, pour ce qui appartenait au père divin Petiosor, fils d’Unamen, son 
père, auquel on avait donné, pour son établissement, un volume (un acte) pour sa part en l’an 37, 
4 e mois de shmu , du roi Psammetiku défunt. 

« Je t’ai donné ces 11 aroures, à prendre sur les 22 aroures du domaine de Tsenhor, ma mère, 
(11 aroures) qui (ont) au sud : les 11 aroures du reste des 22 aroures qui sont inscrites à tel : au 
nord, le terrain de Herirem, fils de Chonstisu ; à l’occident, la montagne; à l’orient, le canal Uten. Je 
t’ai donné 4 volumes (actes) : 1° ceux (les actes anciens) qu’a donnés l’écrivain de Paamen de la 
terre d’adoration Unnofré, fils d’Horudja au hir seshta Son, le fils de Efau ; ci 2 volumes ; 2° celui 
qu’a fait (rédigé) l’écrivain de Paamen de la terre d adoration Unnofré, fils d’Horudja, dont la mère 
est Chons pesarb, à Son, le fils de Efau, le hir seshta; ci 1 volume ; 3° celui que m’a fait Sou, le fils 
de Efau, le hir seshta, dont la mère est ïtaunebtpaèsé : ci 1 volume (total 4 actes sur 5). 

« A toi cela : tes 14 aroures ci-dessus. Je te les ai transmises à toi. (Elles constituent) le domaine 
que ma donné Tsenhor, ma mère. 

« N’a point à en connaître homme quelconque du monde. Je l’écarterai de ces choses), c’est- 
à-dire de ta propriété, depuis lan 15, 3 e mois de sha ci-dessus (indiqué) jusqu’à jamais. 


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3 


« Celui qui viendra à toi pour te le prendre : homme quelconque du monde entier ou moi- 
même, te donnera argent quelconque, blé quelconque qui plairont à ton cœur. Seront à toi tes 
11 aroures ci-dessus en outre, depuis ce jour jusqu’à jamais. 

« A écrit Hor, fils d’Anch (le notaire) ». 

Viennent ensuite les deux souscriptions du cédant et de son fils : 

« A souscrit Psammetik menkh, fils d’Horudja. 

« A souscrit Nofreho (?) fils de Psammetik menkh. » 

Au revers, on lit les noms de 16 témoins et après eux celui d’un nouveau scribe : « Un notre, 
fils d’Hor... scribe de Paamen de la terre d’adoration ». 


N # XXVI 

« An 35, 4 e mois de shmu (mésoré) du roi Ahmès. 

« Le choachyte de la nécropole Tahosumaut, fils de Téos (Djeher), dont la mère est Ruru, dit au 
choachyte de la nécropole Haredj, fils de Djet, dont la mère est Haru : 

« Toi (tu es) mon compagnon de partage pour la maison de Pnekht que nous a donnée le divin 
père Petamensutento, fils de Nespmète, et pour la maison du divin père Djemont efankh, fils 
d'Annukhel, et pour totalité (de biens) qu’on nous a donnée en leur nom dans les terrains du (neter) 
hotep , et pour totalité au monde que l’on nous donnera en leur nom. A toi leur moitié. A moi leur 
moitié. Que nous fassions leurs offices ensemble nous deux : toi leur moitié ; moi leur moitié. 

« A écrit Hahoreroou, fils de Petinamen. » 


N° XXVII 

« An 24, 4 e mois de la l re tétramenie ou tétraménie de sha (cboiak) du roi Darius. 

« Le setemash du temple d’Amon de DjemeHaredj, fils de Tahosumin, mère Buru, dit à Horaou, 
fils d’Amenhotep, le hiv seshta (sur les secrets, secrétaire du sanctuaire), pour les choses (les rede¬ 
vances) de la récolte : 

« Que je te donne neuf mesures provenant de la récolte pour ces choses (ces redevances), les 
dites mesures portées à la ville de Tbèbes au terme de l’an 24, tybi (2 e mois de la 2 e tétraménie) 
par tout mois de toute année qu’ils feront (que les dieux feront être). 

« Je ferai mes intérêts'produire intérêts jusqu’à ce qu’ils apportent cela (c’est-à-dire jusqu’à une 
même quantité de neuf mesures). 

« Que je te donne ces mesures avec leurs intérêts. Si je ne les donne pas avec leurs intérêts 
fais être pour cela les gages que tu voudras. Que je donne (à cet effet) maisons, champs, esclaves 
mâles et femelles, fils, filles, bœufs, ânes, argent, tout au monde : et que tu les prennes pour ces 
choses (pour ces mesures dues et leurs intérêts). Je ne dirai pas : « Je t’ai donné des mesures ou de 
l’argent ». En ta main est mon écrit. 

« A écrit le divin père de Montnebaus, Épi, fils de Djého (Téos) » 

Au revers figurent huit noms de témoins. 


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N° XXVIIÏ 


RITUEL DE TÉOS 


... Gloire à toi, entre les seigneurs vénérables. Tu demeures en la compagnie d’Isis, la déesse. 
Tu demeures faisant les purifications et purifié... Tu demeures comme la lune en son resplendisse¬ 
ment, comme le soleil en son resplendissement grand. Tu demeures en la barque Sekti (la barque 
solaire)... Tu reçois les offrandes du soleil qui viennent des maisons des libations quelconques, des 

demeures de réception quelconques, tu les reçois. Les seigneurs des âmes et les esprits grands 

en force qui sont dans Héliopolis te font les suivrë en toute demeure que tu aimes, en qualité de 
hesi... Ils te font sortir de nuit et de jour à tout moment qui te plaît. Ton nom reste sur le monde 
jusqu’à jamais. Font faire à toi — tout dieu et toute déesse — toutes les choses que tu aimes. 
Tu navigues parmi les seigneurs qui sont dans Héliopolis. Tu montes au ciel. Ils prononcent ton 
nom dans le sanctuaire de la déesse de Vérité. Ils t’ont donné un ensevelissement durable en cette 
montagne sacrée de la louange (ou de la part) de Ra. (Ils t’ont placé) parmi les dieux grands. Moi, 
Thot (Hermès), le mari de la vérité (ka ma ) 1 je te fais sortir des ténèbres pour aimer la lumière. Je 
te fais sortir du Tiaou 2 , pour aimer le resplendissement parmi les grandes âmes. Elles te disent : 
« Gloire à toi en face (bap) de la maison de repos d’Osiris. Tu entends les chants d’Isis, la déesse. Tu 
entends les lamentations... et les prières des deux soeurs (Isis etNephthys), dans ton lieu de repos. Ton 
âme fait son resplendissement près des divins frères — les grands juges. Ils t’ont donné un siège 
dans le sanctuaire de la déesse Vérité, une balance 3 dans le sanctuaire de la demeure d’Osiris. Va 
ton âme ressusciter avec Osiris, le dieu grand, seigneur d’Abydos. La ressuscite Anubis 4 pour la 
faire sortir de sa boîte funéraire; Thot (Hermès) fait, les officiers (funèbres) t’interroger 5 . Tu res¬ 
plendis au ciel dans le royal paut (ou plérome) des dieux grands d’Héliopolis. Ton âme sort pour 
aller vers Sokar Osiris dans la nuit de la fête de Sokaris. Tu adores Osiris dans la résurrection divine, 
le 25 du mois de Choiak 6 . Osiris approche pour le jugement. Iis t’ont amené parmi les dieux dans 
Héliopolis. Tu loues cette dame [hirt] Isis la grande. Hathor se lève (à ton approche). L’Amenti 
(l’Adès) resplendit pour toi. Pour toi le disque brille. L’hémisphère inférieur [Tiaou) devient lumi¬ 
neux. Tu te réunis à la salle ousekh dans laquelle est Osiris. Anubis, le serviteur de la dame [hirt) 
dit : « Gloire à toi! tu portes les hibubk de l’épervier Horus. Tu accomplis les mystères de l’aigle 
(< akhom ). A établi par écrit pour toi Osiris 365 provendes journalières par an sur ses grandes parts 
d’offrandes funéraires. O Osiris Téos, fils de Pseamen! Élevée est ton âme. Elle fait le sensen sur la 
terre à jamais. 


1. C’est un titre bien connu de Thot et que Lévi a enregistré. 

2. Hémisphère inférieur. 

3. La balance dans laquelle on pèse l'ame avec la vérité — et cela devant Osiris, juge suprême du mort. 

4. Anubis avait pour mission de faire sortir le défunt de sa boite, ce que représente un beau tableau du Louvre 

5. Thot était le greffier du tribunal des morts : il écrit la sentence. 

6. Voir Drei fest-kalender de Brugseh, 20 cal. de Tentyr. Le 24, 25 et 26 choiak — processions d’Osiris et de Sokaris, 
page 27, calend. d’Esney et calendrier Green, même fête de Sokaris. 


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N° XXIX 

RITUEL DE TSETTAARPIT 

Ouverture de la bouche pour respirer — de la bouche de Tsettaarpit, fille de Colluthe. Tu vis, 
tu floris. Ton seigneur s'est engendré lui-même. Florit ton efflorescence à ma parole. J’ai tiré ton 
esprit de ma tête. J ai tiré ton souffle de ma gorge. J’en ai tiré ton souffle en disant : « Esprit, sors de 
ma gorge, oh Hathor Tsettaarpit, fille de Colluthe. Moi je suis le fils de ta mère, tu floris. Florit ton 
âme. Florit ton âme. La vie de ton flanc s’est réunie à toi. Tes os sont vigoureux. Tes membres floris- 
sent. Tes jointures ont la vie du paut des dieux. Tu vois de ton œil. Tu marches de tes pieds. Tu 
entends de tes oreilles. Tu parles de ta langue. Tu parles de ta gorge. Tu parles de tes lèvres. Ton cœur 
bat. Tu veilles avec Osiris. Tu fais la terre (tu adores) 1 devant le maître des dieux. Tu chantes Hathor. 
Ressuscite, dans le temple, le souffle de ta gorge... En toute forme qui te plaît, tu retournes sur terre 
chaque jour. Hathor Tsettaarpit, fille de Colluthe, Thot a fait à toi l’ouverture de ta bouche pour 
respirer. Il a écrit à toi le pir emhoou 2 3 . Tu réjouis ta demeure (hat) de floraison. Tu floris! Anubis 
l'habitant du seh neter (de la salle appelée seh ou beta par les rituels des funérailles) t’a purifiée 
pour te permettre de monter dans la barque du hir seshta (ou préposé au mystère). Osiris Khenta- 
ment t’a donné la respiration [sensen) à jamais. Il t’a donné le vêtement de kesau et les étoffes de la 
divine demeure. Ton âme se plaît à chanter parmi les dieux d’Héliopolis. Tu réjouis le monde chaque 
jour. On dit ton nom pour l’appel d’Horus, le 2 e mois de shmu, jour 18. Tu reçois la vie de rajeu¬ 
nissement derrière Osiris. Tu chantes agréablement. O Hathor Tsettaarpit, fille de Colluthe, tu 
reçois l’eau de rajeunissement derrière Osiris pour des libations devant le maître des dieux, l’eau du 
grand bassin comme purification pour toi. Au moment de l’inondation on verse à toi l’eau, l’eau 
[sic]. On verse l'inondation de YAbyssus (sic). On verse à toi l’eau de dedans la demeure des prières. 
On verse à toi le liquide de la bière douce pour la destruction du mal. On t’apporte le at de Uhi. On 
t’apporte l’eau du palais du roi pour la boire, ô Hathor Tsettaarpit, fille de Colluthe. Tu reçois 
l’agréable encens. Tu floris en sa terre. Tu te portes bien (senbi) en sa terre. On verse à toi l’eau de 
rafraîchissement. Tu adores Osiris dans le sanctuaire de la déesse de Vérité. Tu pénètres dans le 
sanctuaire de la déesse de Vérité. Tu te réjouis dans le palais du roi, dans le lieu de la pierre de 
vérité. On place à ton flanc l’étoffe du palais royal (le bijssus ) travaillée avec de l’or pur. Sur ton œil 
est le scarabée de pierre katem. Sur ta langue le... d’or. Tu as reçu ces choses en ta boîte sacrée et 
tu feras sensen à jamais. 

N° XXX 

TEXTE LITTÉRAIRE 

Pour ce texte, d’une haute importance au point de vue de l’histoire des luttes philosophiques 
et religieuses, je ne saurais mieux faire que de reproduire ce que j’en ai dit dans ma Revue Égypto - 


1. Ar to — sen to. 

2. Le livre funéraire Pir em hoou « le sortir du jour » ou « le sortir avec le jour ». 

3. Liqueur dont il est souvent question dans les textes démotiques. 




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logique (tome X, p. 82), après avoir parlé des entretiens philosophiques cle la chatte éthiopienne et 
du petit chacal Koufi : 

« Dans le livre du chacal Koufi nous avons vu user de la fable, comme en usaient Ésope et Bidpay, 
c’est-à-dire en mettant exclusivement en scène des animaux. Rien d’analogue dans cet ouvrage 
avec l’apologue évangélique, dont nous avons également parlé au commencement de cette leçon 
et qui toujours a pour acteur l'homme. Ce genre particulier n’était cependant pas étranger aux 
Égyptiens des premiers siècles de notre ère. Nous en avons la preuve dans un autre traité philoso¬ 
phique, également écrit en demotique, que j’ai rapporté au Louvre de ma mission d’Égypte, et qui 
est à peu près contemporain de ceux que nous avons étudiés jusqu'ici. 

Malheureusement ce papyrus est dans un état déplorable. Les assez nombreuses colonnes — 
souvent isolées les unes des autres — que nous en possédons, sont presque toutes incomplètes et 
trè lacuneuses. 

On y voit, comme dans le Koufi, un dialogue entre plusieurs personnages : mais cette fois des 
personnages humains. L’un est désigné toujours « l’homme qui aime à savoir ». Un autre est « celui 
qui s’établit sur son dos ». C’est le satisfait, le jouisseur, qui ne veut rien changer à l’ordre de choses 
établies et aux idées reçues. Le troisième est « le docteur », comparable au wa-.îaywys; de saint Clément 
d'Alexandrie. Ce docteur, ce pédagogue, est pour moi, à n’en pas douteur, un chrétien. 

La discussion s’engage dans ces conditions : et chacun y prend tour à tour la parole à plusieurs 
reprises. 

L’homme qui aime à s’instruire a été lui-même un pieux partisan des anciens cultes égyptiens. 
Il nous répète sans cesse qu’il a adoré, en se prosternant à terre, les dieux nationaux dans leurs 
sanctuaires, qu’il a fréquenté les collèges des hiérogrammates, qu’il a contemplé les mystères et 
qu’il a donné tout son cœur à ces démons en frappant à toutes leurs portes. Et voilà qu’il a été scan¬ 
dalisé, comme Clément d’Alexandrie nous dit l’avoir été de son côté, en voyant des prêtres véné¬ 
rables montrer, dans les vao- de leurs temples si splendides, d’immondes animaux, tels que l’épervier 
et le vautour. Il s’étend longuement sur ce vautour dont il dépeint les appétits sanguinaires et que 
les Égyptiens appelaient neter maut mes nouti , la divine mère Qeoro-/.oç. 

A ce moment « celui qui est établi sur son dos » fait entendre des protestations énergiques. Il 
n’est point choqué des meurtres commis par les animaux sacrés. Mais il l’est vivement par les blas¬ 
phèmes de son adversaire, « Ceux que tu vilipendes, s’écrie-t-il, nous les avons connus très respec¬ 
tables par les habitudes et leurs relations familiales. » 

« Eh quoi? répond l’homme aimant à s’instruire. Mais le vautour, qui violente quiconque, aime 
ses enfants. » Et aussitôt il recommence ses satires sur cette divinité et ses divers sanctuaires. 

Nous ne le suivrons pas sur ce terrain; car il faut bien reconnaître que, par ses moyens d’action 
et ses arguments, il se rapproche beaucoup de Koufi. 

Il ne veut pourtant point en arriver aux conclusions athées et matérialistes de ce philosophe. 

C’est un tourmenté d’âme, que rien ne satisfait et dont la conscience épurée réclame le divin. 
En cela il est analogue à ces néoplatoniens d’Égypte dont Clément, tout chrétien qu’il est, partageait 
à ce point les aspirations qu’il appelait Platon un autre Moïse, et qu’il fondait, pour ainsi dire, dans 
son enseignement, les maximes grecques, hébraïques et évangéliques. 

L’homme aimant à s’instruire était donc bien disposé à écouter un pédagogue du genre de Clé¬ 
ment. 

Celui-ci ne tarde pas à entrer en scène. 

Comme le divin Maître, le docteur chrétien procède par apologues : et c’est pour cela que nou- 
avons voulu en dire ici quelques mots. 


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Le Christ avait parlé du cultivateur qui jette ses semences sur la terre ou sur la pierre. C’est ce 
cultivateur sacré dont le terrain est tout humain qu'on présente de nouveau au futur disciple. 

« Le cultivateur est là, qui t’attend dans son domaine. 

ce Que ses nebu (ses seigneurs, ses intendants, ses anges) te donnent force en sa main : et que 
lui-même amène tout vent favorable (toute inspiration céleste) devant toi. 

<i Sept portes (peut-être les sept dons du Saint-Esprit) entourent son domaine et font pénétrer 
sur la surface du champ productif. 

«c Le cultivateur est là, se tenant debout, afin de prendre à son service le compagnon qui parta¬ 
gera dans ses produits. 

« Son champ est prospère et l’on y voit des emketi ranu (des scribes embaucheurs), chargés 
de recueillir les noms des travailleurs qui sont heureux de les accueillir. 

« Leur main est toute prête pour les rendre maîtres des erreurs de l’obscurité, pour que cesse 
la froideur, la vétusté (du vieil homme), qui les empêche d’arriver à la lumière. 

« Ces emketi ranu (ces embaucheurs) rendent pour eux froids les charbons ardents, en disant : 
« La main les saisit ». 

« Celui qui va vers eux, sa tête est en feu. Leur flamme brûle ses doigts. 

« Mais le bon hesi (mot désignant les saints Égyptiens dans l’ancienne religion), qui est dans la 
maison pour rendre son nom juste, est un héros. » 

Il ne faut pas espérer, du reste, prendre part aux produits du champ sacré, si bien gardé, par 
des moyens illicites : écoutez plutôt : 

« Si je m’élève par orgueil, je ne me remplirai pas des produits du champ. On ne les prendra 
pas pour les remettre en ma main. 

« Prenez le sacrilège qui veut aussi y prendre part. Son nom ne subsistera pas. Il est ivre ! » 

Au contraire, le juste, celui qui sait qu’il est prédestiné pour le sanctuaire céleste, y a sa place 
marquée et il y a abondance : 

« Celui qui se connaît pour le sanctuaire, poursuit le texte, ses maisons y sont inaugurées, ses 
noms y sont choisis d’avance. 

« En ces lieux-là, celui qui est grand par sa vertu, est riche de beaucoup de produits. 

« Celui qui fauche, celui qui donne les produits du champ, élève au summum leur abondance 
et leur gloire. » 

A ce moment a celui qui aime à savoir » prend la parole. 

« Celui qui aime à savoir dit : Qu’on me dise l’enseignement et le pur état d’âme qui rétablit 
les hommes. » 

La réponse ne se fait pas attendre. 

Le disciple peut entrer dans le champ sacré. Mais, pour cela, il lui faut ouvrir une des portes 
de feu, auxquelles présidaient les emketi ranu , et dont il était dit qu’elles brûlent les doigts. 

« Le docteur dit : 

<£ Étends tes doigts! Que la porte se trouve entre eux. Que ta droite l’ouvre. 

« Établis ainsi l’ardeur du feu entre eux, en sorte qu’elle brûle devant tes doigts pour rendre 
la main pure. Tes doigts seront guéris quand parviendra à venir le rétablisseur (sic) (ou réforma¬ 
teur) que j’ai exalté devant toi. 

« Il arrive à grands pas, l’agent de guérison, ainsi que le grand ouvrier des maisons éternelles. 
Ils se hâtent. 

cc Le vainqueur du mal arrive. Le maître de l’œuvre approche, pour ne point s’en retourner, et 


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pour ouvrir pour toi la science (ou les portes de la science), pour te révéler les destinées de l’homme 
et l’ordre concernant le parfait amour. 

« Il leur a fait dire quelle est la porte de la mort et la porte de la vie, afin de faire revenir 
l’homme à sa nature propre. 

« Qu’on exalte pour lui les coups qui enfantent à la sagesse... » 

Ici se trouve une lacune d’un ou deux versets. La colonne qui suit est brisée dans près de moi¬ 
tié de sa largeur. Toutes les lignes sont donc incomplètes. On y lit pourtant ces maximes du «petit», 
servant d'interprète au grand pédagogue de Clément, appelé ici le sage. 

« J’ai fait la fleur s'ouvrir. Qu’on lui donne accroissement... 

« Quand il m’envoie, quand il me dit : « Va! » je témoigne... 
a L’écrit du petit, l’entretien du sage, il ne faut pour l’éviter... 

« Ce petit s’approche de toi qui aime à entendre la parole du sage... 

« Il ne faut point s’assimiler à un docteur, mais prendre peu (de confiance en soi). 

« Le premier soin, le matin, est de s’appliquer à la parole... 

« Établis tous tes soins à rester à t’enseigner... 

« Ne point consulter la parole d’un fou pour établir l’écriture d’un livre... 

« Chaque paragraphe doit être achevé et mis en forme sans... » 

« Beaucoup voir, beaucoup agir, beaucoup entendre... 

« Va! je ferai connaître à autrui la promesse de vie... 

« Établis ton cœur en Dieu. Le jugement approche. 

« Lame petite d’un agent subalterne, j’en fais un homme bon sans... » 

Ici le docteur n est pas seulement un apologiste de sa religion. Il prêche à un converti : 

« Celui qui aime à savoir dit : 

« Tu as été pour moi un grand ouvrier. Tu as taillé la demeure... 

« Tu as été pour moi le cultivateur. Je serai semblable à un champ. Je serai... 

« On m’a donné à toi, afin que je devienne digne d établir... 

« C’est mon salut. J’ai exercé ma langue pour établir... 

« Tu as écarté mon mépris et m’as amené mon amour... 

« Tu m’as fait arriver au terme, alors que je suis petit par naissance. 

« Tu as fait de moi un disciple. Je suis à toi dans la maison... 

« Tu as multiplié pour moi tes avertissements, alors que j étais un homme petit... 

« Tu as fait ouvrir ta bouche. Révèle-moi la vertu*.. » 

Je m arrête, car je ne puis assister plus longtemps au catéchisme de ce catéchumène, auquel 
on apprend les bontés de celui qui « redresse et exalte ceux qui sont courbés devant lui ». 


ANGERS, 1MP. ORIENTALE A. BCRDIN, ET C* e , HÜE GARNIER, 4. 


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Tome 1 N° 24 ' PI. XXIV 



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Tome I Pi vyvii 

K° 27 


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E. Leroux, Edit. Photc-typie Bèrtha'uâ, 











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CORPUS IV 

PAPYRORUM ÆGYPTI 


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REVIXjXjOXJT et eisbnlohe 

EDITUM 


TOMUS SECÜNDÜS 


FABOICULU8 PRIMU8 


PARI SIIS 

APUD ERNEST LEROUX, BIBLIOPOLAM 

28, VIA DICTA BONAPARTE, 28 
1888 


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REVILLOUT ET EISENLOHR EDITTJM 

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PAPYRUS DÉMOTIQUES 

DU BRITISH MUSEUM 




PUBLIÉS ET TRADUITS 


Par Eugène REVILLOUT 


■ 

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PREMIER FASCICULE 


PARIS 

ER N ES T L 1 .RÔÜX» ÉDITEUR 

LISKAiAJt ÊB L’ÉCÛUK OU LOUVRE 

DE LICOLS ÙE& LANGUES QJtfE«TÀt®3 Vm«T*8j DE LA. SOCIÉTÉ ASIATIQUE, ETC. 

28 r RUE BONAPARTE, 28 


Digitizec 


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UNIVERSITE OF MICHIGAN 


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NOTICES 


Les papyrus contenus dans ce fascicule se rapportent tous aux papiers d’affaires du Sérapéum, 
comme plusieurs papyrus du Louvre dont nous aurons encore à parler, plusieurs papyrus des 
collections Golénischeff, Wilbour, de Leide ou de l’archiduc Rainer, etc. Les voyageurs en 
rencontrent encore très souvent de semblables. La plupart du temps ils ont été achetés aux 
arabes des Pyramides, et souvent ils se trouvent mêlés à des papyrus gréco-arabes du Faïoum, 
avec lesquels ils n’ont aucun rapport d’origine. 

Les uns sont des pièces officielles, administratives ou judiciaires, ou faisant partie, à un titre 
quelconque, du cartulaire propre du temple; les autres ont un intérêt purement privé. 

Parmi les premiers, nous citerons, entre autres, les papyrus N 08 1, 2, 3, 4, 5 et 6 du présent 
fascicule ; un rapport de police déjà étudié dans la Revue Ègyptologique , t. Il, p. 269 et t. V, p. 43, 
la requête d’un taricheute d’ibis à l’administrateur du Sérapéum (Ibid, t. II, p. 75) ; l’antigraphe 
des luminaires (Ibid, t. II, p. 78) ; la donation d’Horus, se consacrant, ainsi que sa famille, au ser¬ 
vice d’Osorapis ( Cours de droit égyptien, I er vol., État des personnes, p. 100). Nous signalerons 
encore une curieuse lettre, malheureusement très fragmentée, qui porte à Berlin le n° 147 et est 
relative, comme notre n° 6 actuel, à une affaire de mœurs, mais avec cette différence que la 
personne accusée est ici la femme, dont il est dit : « Elle ne l’a pas connu. Elle était avec ce 
jeune garçon et lui a dit: Va-t-en à la maison » —on prétend, du reste, qu’il n’avait pas voulu 
comparaître devant les juges pour l’accuser; — 2° le papyrus numéroté 76,11,30, 3 au British 
Muséum, contenant une dénonciation contre un maçon accusé de vol dans la nécropole (1); 
3° le papyrus Dogdson renfermant l’excommunication prononcée par une mère payenne contre son 
fils devenu chrétien (Transactions de la Société d’Arch. bib., t. VIII, p. 1 à 19) ; 4° un papyrus grec 
publié par Petrettini et par Wessely, concernant l’appel au dieu Sérapis interjecté par une fille 
contre son père; 5° le papyrus démotique 382 de Leide, daté de l’an 16, et qui est un rapport au 
scribe du sanctuaire, Paret.— C’est une pièce (2) précisément comparable à cellesqui, en l’an 22 de 
Philométor, sont relatives au grand procès des scribes accusés de concussion. Elle commence 
ainsi : « Par devant Paret, le scribe du Temple. Un tel a dit qu’il était venu pour payer les 6 argen¬ 
te teus. Le scribe du sanctuaire (a-t-il ajouté), ne pourra emplir sa main de rien. Je ne puis aller 
a contre toi. C’est toi qui prendras cela de force, contre mon cœur (contre mon gré). Que cela 
« soit! Je te ferai payer ces argenteus; je te solderai ces choses; mais je te ferai mettre en 


(1) On peut avoir des doutes sur la provenance de cette pièce. La nécropolo se nomme manun, comme xepajxta 
près Thèbes. Il est vrai que c’est un nom souvent générique des nécropoles. 

(2) J’en publierai bientôt une étude dans la Revue Ègyptologique. 


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« prison. Qu’on ordonne au hi pur mer de m’interroger devant le scribe du temple sur ces 
« choses, etc. » Le rapport est signé par un individu tout différent de celui auquel on prête 
ces propos; — 6° Un grand nombre de documents administratifs ou judiciaires écrits en grec. 

Parmi les pièces d’un intérêt purement privé et qui ne se rapportent ni à des questions 
administratives, ni à des procès civils ou criminels portés devant la juridiction du Sérapéum, 
ni à des vœux religieux, il faut mentionner : 

i° Le n° 7 de notre fascicule, dont nous parlerons plus loin ; 

2° Le papyrus Golénischeff relatif à une créance réclamée par un nommé Pahi et dont on 
discute le compte en disant qu’une partie en a déjà été soldée; 

3° Le papyrus Wilbour relatif à une autre créance et ainsi conçu : 

< Par devant Pchélou : 

« ne tourmente pas la fille de Pséamen. pour l’argent de la catacombe. Je le recevrai pour 

« toi en compte. A écrit Men, fils de Petamen, en l’an 53 (d’Evergête 2), le 27 choiak » ; 

4° Un papyrus du Louvre que nous publierons bientôt; 

5° Un très grand nombre de contrats démotiques et de pièces grecques concernant des 
familles du Sérapéum ou des reclus de ce sanctuaire. 

On comprend qu’une telle énumération est bien loin de donner une idée de la multiplicité 
des sujets traités dans les papyrus du Sérapéum, déjà au nombre de plusieurs centaines et qui 
se multiplient de plus en plus. 

Passons maintenant à l’examen détaillé des pièces de ce fascicule (1). 


No i (pi. i). 

Ce papyrus a été traduit et commenté à la page 45 et suiv. du 5 e volume de la Revue Êgyp - 
tologique. C’est le rapport d’un agent de la police du grand prêtre s’excusant de violences 
commises en accomplissant un devoir de sa charge. Hornext déclare, sous serment, qu’il n’a 
rien fait de digne de blâme et qu’on l’a calomnié. Il a simplement accompli les ordres qu’on 
lui avait donnés en obligeant un certain Horsiesi à payer l’argent qu’il devait. Il termine donc en 
disant : « Si l’homme nommé le demande, que le vicaire lui fasse justice; car je n’ai pas 
violenté cet homme. » 

Ce rapport, daté du 22 choiak de l’an 22 (de Philometor), est adressé, comme tous les 
rapports de cette provenance et de cette époque, au vicaire Hérianup. 


N° 2 (pl. 2). 

Lettre d’un accusé au vicaire de Sérapéum (dont la traduction complète a été publiée dans 
foRevue Êgyptologique,t. Y, p. 46). 

Arendotès, fils d’Hor, écrit à Hérianup qu’il sait très bien qu’on a envoyé à sa poursuite, en 


(i) Nous en publierons bientôt l’étude philologique avec mot à mot dans un fascicule supplémentaire. 


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UNIVERSITE OFT11CHIGAN 




— 3 — 


même temps qu’on faisait arrêter son frère Petchons pour l’accuser en justice. Mais il déclare 
qu’il ne se livrera que s’il peut par là décharger Petchons des accusations qui pèsent sur lui : 
« Ils veulent cela ! ajoute-t-il, eh bien ! qu’on me le mande ! Car je ne me hâterai pas de descendre 
« en barque jusqu’à cette heure. Je demande cela : s’il y a réception en main ou addition de 
« paroles quelconques (d’accusation criminelle), en sorte que je puisse quelque chose contre 
« cela, ma voix est à Petchons, le petit, qu’on a emmené en prison. Qu’on me le mande? J’ai 
« fait mes préparatifs pour me hâter de venir. * 

Arendotès était sans doute un des scribes accusés de malversation qui sont mis en cause dans 
les autres papyrus de cette série à cette même époque. Aussi était-il très bien pourvu d’argent 
et déclare-t-il dans sa lettre qu’il en a offert à l’agent de police Apollonius (frère de Ptolémée 
Glaucias dont il est si souvent question dans les papyrus grecs du Sérapéum), pour qu’il 
répondît du salut de Petchons moyennant bon prix. 11 ressemblait beaucoup à ces voleurs ou 
banqueroutiers réfugiés en Suisse ou en Belgique qui traitent à distance et qu’on ne peut 
prendre que par leurs affections familiales, ainsi que me le racontait un juge d’instruction 
parisien. 

La lettre est du 21 choiak de cette même année 22 e de Philométor. 

N- 3 (pl. 3). 

Autre rapport d’Hornext, l’agent de police dont le n° 1 er nous a conservé une lettre d’excuse. 

Hornext rend compte à Hérianup des démarches qu’il a faites auprès du stratège pour l’affaire 
des scribes accusés de concussion. 11 est allé le voir successivement le 18 et le 21 tybi et a 
obtenu les poursuites immédiates. Il s’embarque donc avec le stratège le 24 tybi pour arriver 
le 25 à Paatamen, lieu dans lequel se trouvaient plusieurs des coupables. Déjà on a mis la main 
sur Harmachis, le scribe du bourg de Pfel ; et il prie Hérianup d’ordonner à ceux qui l’ont arrêté 
de s’éloigner de lui : « Harmachis est en ma main, ajoute-t-il, car il a cent talents que réclame le 
« stratège. Celui-ci l’a fait amener ici en prison (à cause) des argenteus qu’il a reçus en 
« mains. » Le stratège avait fait en même temps arrêter ses complices, qu’il devait confronter 
avec lui. 

Cette lettre est datée de l’an 22, du 24 tybi, c’est-à-dire du jour même où Hornext partait 
avec le stratège. En voir la traduction p. 47 et 48 du cinquième volume de la Revue Êgyptologique, 


N° 4 (pl. 4) 


Autre rapport d’Hornext à Hérianup, également traduit dans la Revue Êgyptologique, t. V, 
p. 48 et 49. 

Hornext y rappelle son rapport antérieur (notre n° 3). 11 se plaint de l’indifférence et de 
la complicité des officiers chargés des poursuites ; il prétend même qu’un certain Horpata, 
employé supérieur, leur avait ordonné de ne pas voir les coupables. Aussi l’un des principaux 
prévenus s’était-il échappé et voguait-il maintenant tranquillement vers la terre de Lusitanie 


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UNIVERSETY OF MICHIGAN 



— 4 — 


(le Portugal actuel). D’autres avaient cependant été arrêtés et devaient être amenés aux assises le 
18 pachons (1). 


N° 5 (pl. 5.) 

Ce papyrus a été étudié par moi dans la Revue Ègyptologique t. III, p. 125 et t. V, p. 33, 
et dans le Cours de droit égyptien, 1 er vol. p. 92. Il se réfère à un usage déjà signalé par Héro¬ 
dote (II, 113) et en vertu duquel tout esclave maltraité par ses maîtres pouvait en appeler aux 
dieux, dont les prêtres étaient naturellement les organes. L’esclave de Tavé en appelle donc ici à 
Osorapis des violences de sa maîtresse et dit être tout prêt à faire toutes les démarches 
possibles près de tous les dieux et de toutes les statues divines pour prouver son bon droit. On 
peut voir à ce sujet ce que nous avons dit précédemment sur l’état des esclaves en Egypte. 


N° 6 (pl. 6) 


Autre pièce contenant également un appel au dieu Osor Hapi et sur laquelle il faut consulter 
la Revue Ègyptologique, t. V, n°I-IÎ, p. 34. Il s’agit, cette fois, d’une fille séduite et abandonnée, 
dont on accuse le séducteur (2). 


N° 7 (pl. 7) 


Papyrus dont la traduction va paraître dans la Revue Ègyptologique. C’est la lettre d’un 
tailleur, marchand d’étoffes, nommé Hèreius, au sujet d’un envoi qui n’était pas parvenu à 
destination : « Nous avons accompli tes ordres, dit-il, nous le jurons par le grand Dieu... Il n’y 
« a pas à troubler ni à bouleverser ton cœur au sujet des étoffes : Nous les avons fait transporter 
« par eau en bonne condition... Nous ne les avons pas prises pour nous, nous ne les avons pas 
< gardées en dépôt (. Kelou) . N’est-ce pas que voici qu’il y a des gens qui ont fait parole (qui 
« nous ont calomniés) ? Que les dieux leur donnent leur rétribution ! » Suit la liste des étoffes 
ou vêtements expédiés (3). Pour l’étude détaillée, nous renvoyons à l’article signalé plus haut. 
(Revue Ègyptologique, tome Y, n° IV). 


(1) A propos de ces affaires de scribes, voir la lettre (n° 3 jaune, avec cachet, donnée en 1834 par Wilkinson 
au Bristish Muséum) qui était adressée, en l’an 27, par un nommé Neterark à Amenhotep, fils de de Touot, le scribe 
du sanctuaire, et à Petemin, le scribe du sanctuaire. 

(2) Le fragment du British Muséum auquel j'ai, d’accord avec M. Birch, donné la lettre S sur papier jaune, 
contient un autre document fort analogue et où Osorapis est sans cesse invoqué, bien que la lettre soit adressée (par 
une femme) à un représentant Osorapis parlant en son nom et chargé d’interroger les coupables. 

(3) Comparez la planchette 24 de Turin contenant un inventaire d’étoffes diverses. 


TARIS. — IMP. V. GOITY ET JOURDAN, RUE DE RENNES 71. 


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TOME III 

PREMIER FASCICULE 

LE PLAIDOYER 

D’HYPÉRIDE CONTRE ATHÉNOGÈNE 


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LE PLAIDOYER D’HYPÉRIDE 


CONTRE ATHÉNOGÉNE 


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ICRNÉST LEROUX. ÉDITEUR 

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Beaucoup de personnes se plaignent des retards de cette publication. Je dois donc les leur 
expliquer. 

Je comptais donner dans ce fascicule du Corpus les résultats de mon dernier travail de 
révision sur le papyrus d’Hypéride, de mes dernières recherches à ce sujet. Malgré le soin 
laborieux que j’avais mis à reconstituer le merveilleux document découvert et acquis par moi, 
la place de certains fragments ne me paraissant pas définitive au moment de l’apparition de 
mon mémoire lu à l’Académie des Inscriptions, j’avais, pour cette cause, retardé la mise sous 
verres du papyrus (qui ne risquait rien d’ailleurs tant qu’il restait enfermé dans mon armoire) 
et je me préparais à cette dernière révision, devant précéder son encadrement en même 
temps que la publication du Corpus , quand, presque immédiatement après la distribution du 
susdit mémoire, je dus remettre à d’autres le papyrus. Hypéride cessa dès lors complètement 
d’être entre mes mains pendant plusieurs mois, jusqu’au moment où on me le rendit pour 
présider à la mise sous verres et à l’exposition que j’en dus faire dans la vitrine consacrée 
par moi, dans notre Musée, aux classiques grecs. Dans ces conditions, il m’a été impossible 
d'achever cette dernière révision qui doit tenir compte des moindres traces de signes, de 
l’étendue exacte des lacunes, de l’espace supposable entre les fragments rapprochés, des 
superpositions possibles de leurs bords et qui ne peut se faire, par conséquent, que lentement, 
la loupe en mains, devant le papyrus. Mais comme on me presse de tous côtés, je livre d’abord 
la totalité des planches et, combinées avec mes premières lectures, tout en en indiquant 
chaque fois la source *, les leçons proposées pour certains points par M. le professeur Diels, de 
l’Académie de Berlin, qui, après avoir fait un très gracieux éloge de ma découverte à ses collè¬ 
gues, a bien voulu me les envoyer, au jour le jour, avec la permission formelle de m’en servir \ 
Je me réserve, du reste, de publier bientôt, dans un prochain fascicule du Corpus , également 
grec, avec l’explication des planches, la dernière révision, depuis si longtemps annoncée par 
moi et que les savants les plus illustres veulent bien attendre avec impatience. 

Pour terminer, je dois remercier ici ceux qui, comme MM. Diels, Blass et bien d’autres, 
m’ont écrit ne vouloir rien publier avant mon second mémoire définitif. 

— Un dernier mot. 

Le savant helléniste anglais qui a étudié le premier les principaux papyrus grecs du British 


1. En dehors de celles qui ont été déjà indiquées par moi dans mon mémoire précédent pour les colonnes 3 et i 
que j’avais antérieurement publiées dans la Revue des Études grecques. J’indiquerai par la lettre D. les lectures et 
restitutions de M. Diels, et par les lettres Bl. celles de M. Blass. 

2. « Für freundlichen Einsicht und Benutzung. » 


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UNIVERSETY OF MICHIGAN 



— 2 — 


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Muséum et à qui l’on doit la publication de r’AGvjvaicov -iroXiTeta ainsi que d’autres textes classi¬ 
ques, M. Kenyon, rendant compte, dans le numéro de juillet de la Classical Review , de notre 
mémoire sur Hypéride, après avoir cité 1 de nous les phrases suivantes : « Surtout quand il 
s’agit de quelque papyrus fragmenté, usé, effacé par places, plein de lacunes; quand il a été 
laborieux de rechercher jusqu’au bout un contexte; quand, surtout d’ailleurs, il a fallu faire ce 
premier débrouillement du texte, en grande hâte, au milieu d’autres déchiffrements journaliers 
et d’un enseignement presque quotidien portant sur des langues très différentes, il est étonnant 
de voir à quel point c’est un avantage considérable de ne venir qu’en second, avec une atten¬ 
tion toute fraîche et toute reposée pour les quelques mots douteux encore, » ajoutait : « Mais 
quoique le premier éditeur ne puisse avoir les mêmes avantages que le dernier, encore est-il à 
peine probable que M. Revillout pourrait désirer changer de place avec quelqu’un de ses suc¬ 
cesseurs dans ce champ d’étude. » 

C’est absolument notre avis. Eugène Revillout. 

P. S. —Je croyais mon premier mémoire sur Hypéride complètement épuisé. Mais je viens 
d’en retrouver quelques exemplaires dans une caisse et je les ai remis à M. Leroux pour qu’il 
puisse les faire vendre en même temps que ce fascicule du Corpus . 


1. M. Kenyon, dans ses conclusions, disait plus haut : «... Les travaux sans aide de M. Revillout, tels qu'ils sont pré¬ 
sentés dans ce texte provisoire, méritent la très pleine reconnaissance de tous les savants de quelque contrée que ce 
soit. En addition au rétablissement de l’ordre et de la collocation des fragments détachés du papyrus et au déchiffre¬ 
ment de leur contenu, ce qui, on le pense aisément, doit avoir demandé un soin et une patience infinis, il a aussi réta¬ 
bli par conjecture presque toutes les lignes que la mutilation du papyrus avait laissées imparfaites. Ces rétablissements 
sont présentés avec toutes les réserves congrues. Mais, quoiqu’il ne soit pas dans la nature des choses qu’un individu, 
travaillant sans aide, doive, dans tous les cas, être assez heureux pour rendre les suggestions des autres savants entiè¬ 
rement non nécessaires, encore n’est-il que convenable de dire que M. Revillout a rétabli avec un succès étonnant le 
sens continu des passages mutilés et a ouvert tout du long la voie que tous les autres doivent suivre. » 

Voici du reste, en son entier, le texte même des conclusions du long article de M. Kenyon : « Detailed criticism of 
the text would be entirely out of place at présent, for M. Revillout avowedly offers only a provisional text, wich will 
be thoroughly revised before the real editio princeps makes its appearance. Towards this révision he has had the assis¬ 
tant of a large number of suggestions by professors Blass and Diels, whose comments and conjectures, privately com- 
municated, form an appendix to his memoir. At the same time the unassisted labours of M. Revillout, as represented 
in the provisional text, deserve the very fullest récognition from ail scholars, ol whatever country. In addition to the 
restoration of the order and collocation of the scattered fragments of papyrus and the decipherment of their contents, 
which, it is easy to believe, must hâve required infinité care and patience, he has also restored by conjecture nearly 
ail the lines which the mutilation of the papyrus has lefl imperfect. These restorations are offered with ail becoming 
reserve ; but although it is not in the nature of things that one individual, working unaided, should in ail cases be 
so successful as to render the suggestions of other scholars entirely unnecessary, still it is only fair to say that M. Revil¬ 
lout has restored with wonderful success the continuous sense of the mutilated passages, and has opened out the 
way along which ail others must follow. His own words fairly represent the justice of the case. » — « Surtout quand 
il s’agit de quelque papyrus fragmenté, usé, effacé par places, plein de lacunes, quand il a été laborieux de rechercher 
jusqu’au bout un contexte, quand surtout d’ailleurs il a fallu faire ce premier débrouillement du texte, en grande hâte, 
au milieu d’autres déchiffrements journaliers et d’un enseignement presque quotidien portant sur des langues très diffé¬ 
rentes, il est étonnant de voir à quel point c'est un avantage considérable de ne venir qu’en second, avec une atten¬ 
tion toute fraîche et toute reposée pour les quelques mots douteux encore. » — « But though the first editor cannot 
hâve the same advantages as the last, yet it is hardly probable thatM. Revillout would wish to change places with any 
of his successors in this field ; and scholars will not be slow to express their gratitude to him for his discovery and 
his restoration of this latest addition to the extant treasures of the literature of Greccc. » 


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- 3 - 


Colonne I. 

Et7TOVTO; Û£ (JLOU TCpOÇ aÙTYJV T<X TE 
irpayG£vT]a 1 xal 5 tl [xoi ’A6Y)voy£vY); yaXE 
TTOç] eTy) xat OüSèv èG£Xot TtOV [JlETpltOV 
ŒUvJytopEÏV, TOOTOV (Jlèv EÇY] àsl toioOtov 

5 Etv]at, ê[xà S’èxÉXEUE GapfEîv • aOTY) yàp (xot 
ità]vTa auvaytoviEïa-Gat 2 . Kal TaOT 1 KXEyEv 
<nro]uSàÇouarà te Ttot yjGei to; evi [/.aXtara 
xal] ôfjivuouffa toù; ptEytorou; 5pxoo;, i\ ptvjv 
|ae]t’ EÜvota; tyJ; èptYj; X£ystv xal tel 
10 Tcàonrj]ç àXyjÔEtaç, ùjctte (jle to àvSpE; Stxa 

oral (filpT)](j£Tat 3 yàp irpoç Opta; TàXY]G£;) TaO 
Ta Tü]ETTEtO-Gat ' OUTtO;, tb; EOIXEV, è5((ITY]!TlV 
TQP-a; xaTà] 4 <piiatv ep to; upoaXaêtov yuvat 
xo; xap]£tav. ’ExeCvy] yoOv <p£vaxtÇouaa 
15 airavT]a TaOTa irpo<nr£pt£xo^£[v 6 éa]uTYjt 7 
à>ç Syj] 8 eî; TtatStaxYjv Tptaxoata; Spaypià; 
sùvjota; lv£xa. lato; pièv o5v, to àvSpE; St 
xaar]aC, où§ev[ 1 9 Eorat] Gauptaorov pts Otco ’Av 
Ttyovja; tov Tpoitov toOtov iratSàyto 
20 yY)Gîj]va[i] yuvatxo;, r\ Seivotocty] p.èv 
T tov] èTatptov, to; «paatv, £<p’ iqXixta; èy£v£ 

to • âÇa]uo[Xto]X£X£ 10 Si 'iropvoêoo-xoüaa 
h 


25 


.auvayaviTTYjv AGYjvoy£vY]v 

1. Ou 7teitpaYfxiva D. — 2. Bl. D.— 3. Ou <JX7*<jexac D.— 4. Ou ^(xâ»v xijv D. — 5. D.— 6. Bl. D. — 7. Ou aûxr 4 i D. — 8. D. — 
9. Ou où8£v D. —10. Ou auvairoXtiXexe D. —11. M. Diels avait rempli la ligne 23 de la façon suivante [xal iroXXà; aXXaç, aajrcep 
[aùxrj IÇeitatôeuJaev ; mais pour les lignes qui suivent, jusqu’au milieu de la 27 me , il ne s'est encore arrêté à la restitution 
d’aucun contexte. — 12. Voici les restitutions proposées par M. Diels pour la seconde moitié de la ligne 27 et pour la 
ligne 28 

1. 27, .aùxijç (?) vüv è7ta[tp]eiv 7rpo; 

xouxovi xôv juvavoovtoxTjV ’AÔtjvoysvtiv. 


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UNIVERSSTY OF MICHIGAN 










— 4 — 


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Colonne II. 


avGpwîtov Xoyoypaçov T£ xal àyopaîov 
to Sè {xéyiffTOV Alyuimov. TéXoç S’ ouv, 
iva [aï] piaxpoXoyto, pi£TaT£|jt.t];a[Ji£VY]... 

[A£ TcàXlV Ü<J T£pOV £17T£V, 6 tI TToXfXofùç X6 
5 youç àvaXcoaao-a 7rpoç tov *AGï)vo[y£v]ï)v 
[/.oXtç £fr) (TU{jnr£i:£tx[u]ïa aÙTov àiroXOo-at 
(i-ot tov T£ MtSav xa[l t]oùç 6t£Î<; àpi<poT£ 
pOUÇ TETTapaXOVTa [JLVàiv, xal êxÉ[X]£U£ fJl£ 

Trjv Ta^i(JTY]V xoptÇ£[T]v to àpyüptofv] itplv 
10 piETaôo^ai Tt ’AGy]voy£V£t. 2u[v]ayaycî>v 
S’ èycù iravTa^6G£v xal toÙç <p[i]Xouç èvo 
)rX'/j(Taç xal Gdç èitl t[y]v] TpfàirJ^av tocç 
T£TTapàxovTa (jt-vaç ^xov a>ç [(dç)] tyjv 
’AvTijyovav • xàx£[tvY]] a[uvr]ya]y£v Tqfxaç 
15 ê]ir[l] to aÙTÔ i(jL£ T£ xal [’AGy)v]oy[£]vY)v xa[l] 
Snq[XX]a|£ xal irap£X£X£Uo-aT[o to]0 XoixoO 1 
£u iroidv àXXiqXouç. Kal sfycoy’ £<pyjv TaO 
Ta Tzoïrpew . xal [6] ’AGyjvoyévrjç oStoç 0 
TioXa&ov fiTirfifv 5]ti t[ûv] xEirpa [y] f/ivcov 
20 Sfifî] (jl£ ^àptv £ X eiv *AvT[i]y[o]vai. « Kal vOv, e^yj, 
TaoT7]ç £V£xa rjôY] aoi èvSdljoptat 6aa 
<j£ àjyaGà ironf 4 o , û>[i]. au 2 jxè[v yà]p, £çpy), [to] àpyvpiov 
In èX£i>T£ptai xaTaêàX[X£t]<; 3 t[ÿ)i] * [MtSjou xal 
tc5v iralStov * èyw aot àiro$û>[a , ]on.ai aù 
25 Toùç côv^t xal icpàaxft], ?va [irpaiTo]v 5 pièv fxyj 
0£iç [ff£ i]voyJX]^i [[xïj]& SiafOeipïji tov Mt 
oav 6 , (fjLY]S’) 7 aü[T]ol [àfjL*] 8 iy^£tpcoc7i[v G]y]peu[e 
crGai 9 jjuyjSèv Six tov çoêov * toOto Si pti 


1. Ouaracra üfjioj D. — 2. D. — 3. D. —4. D. — 5. D. — 6. D. — 7. D. —8. Bl. D. ou nr t i D. —9. D. 


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UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 



- 5 - 


1. D. 


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Colonne III. 

ywTov • vOv |i.èv av SoÇeiov St* è(xè yEyo 
vévai èlEuùep oi • èàv Si Trptà|X£voç aù <î>VYjt 
xai lïpàcrei eI6’ Campov, 6te àv «rot Soxrji, 
à]<pfjtç aÙTOÙç èXeuOepouç, ôtitXaatav eÇou 
5 aiv <joi ty)v j^àptv • 5(jov (jlevtoi o<p£tXouatv 
à[p]yopio v {xupou te Ttvoç ti[x[y]]v IlayxàXüH 
xai] IIpoxXET xat Et ti àXXo xaTÉOETO tiç èiri 

TO (JLUpOTrtüXtOV Tù)V 'irpoa , <pOl(T)ümOV ot 
a y[(£)]tv£Tat, TaOTa, E<pY], crû àvaSÉ^ïjt • £ 

10 aTtv £è piixpà xoaiSyji xat ‘ïioXXük uXeiw 
« popTta èffTtv TOOTtDV àv Tût àpyaaTYjpton, 
ptupov xai àXàêaaTpot xai Çpiopva xai àX 
X’ aTTa, èvopiaTa Xàywv, 58 ev TtàvTa TaO 
T]a S[ioix]Tj<T£t[ç] £at§ta>ç. » *Hv £è ai oivSpeç 
15 Stxa<r[T]at, wç£Ot[x]£v, èvTaOÔa ^ è[7ri[êouXyj[(»-}] 
xai to 7r[Xà]a(xa t[o] (AÉya. £t |xèv yà[p] èir’ èX£u 
0£ptat xaTa&xX[(X)]oipti auTàiv to [àjpyoptov 
toOto (jlovov àit[co]XXuov Ô £o(y)v aÙTcSüt, 
àXX’ oûSèv Seiv[ov] £iraa|x]ov. £t Si upiatp.Y]v 
20 coJvyji xai icpao-Et ôpLoXoyiqaaç auTtoi Tà 
y péat àva§É£a<j[8a]i ojç oüSevoç a£ta ovTa 
&[ià] to (xr] ir[po]Et§Évat, èTià^Eiv [|x]oi ejxeXXev 

OœT£ pOV TOÙÇ XPK°’] Ta S xa ' 1 

Tàç twv èpàva>v èv 6pioXoyiai Xa&ov * 6 
25 7t£p èitotY] [a] £v . a>ç yàp eihovtoç aÙToO 
TaOTa èyà) TcpoawfjJLoXoJyyjaa, eOÔùç èx tôüv 
yovaTO)[v X]a&ov [to5]v aOToO [(y)]pà[({x)][xaT£Ï 
ov o [y] 1 7rpoy]£ypa[XjX£VOV àvEytvcoa-fxEv]. 


Gougle 


Original from 

UNIVERSETY OF MICHIGAN 



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- G - 
Colonne IV. 

*H<jav oè aÎTat auvGyjxat tz poç épie • <Lv è- 
yco àvayivaxrxofjtivwv fxèv rjxouov • e 
<nreuSov uévTOi i<p’ Ô y;xov toüto Sioixy; 
ajaaôai xal <nr]u.atv£Tai Taç Œuvôiqxaç £Ù 
5 Oùç èv Tfji [aù]T[fji] oixtai fva pnqSeflç] tg5v eu 
<pp ovouvtcdv [àxjoüaatTà èyyeypa[X(jLéva 
Trpoaeyypà^aç (jl£t’ èfxoO Nixwva tov Kyj 
(piaia . èXôovTeç S’ èirl to (xupoircoXïov to 
(jiiv ypapLpiaTefîjov TiôéfAeôa irapà Audi 
10 xXeï Àeuxovoeï, Taç oè T£TTapàxovTa 
[jLvâç èycl> xa[T]a6aXcüv ty]v o>vy][v] à-rroLY] 
aà|AY)v. Toutou 8k yevopievou irpoŒTjie 
dâv {jloi oi ^pyjarai, otç ci^eIXeto -irapà tcüi 
MJtSai xal oi 'irXyjpcoTal twv èpàvfwjv xal Si 
15 ejXeyovTO [xoi [x]al èv Tpterlv (Jly] [a*]Iv aiiav 
Ta] Tà y pi a <pav[e]pà èyeyovet, war’ eîvai pioi 
aù]v toTç èpàvo[i]ç, Sirep xal àpTiwç eînov, ire 
pl ‘ïtevTe TaXavTa. (bç S’ yjio'Gop.rjv ou xa 
x]oO, tôt’ rjSy) touç <ptXou<; [xjalTOÙç o[i]xelouç 
20 <7UVY)yayov xal Ta àvTiypa<pa tûv <tuvÔy]x[wv] 
àv£yivtü(jxo[jL£v. iv alç èyéypairTo fxèv 
to toO üayxàXou [x]al toO IloXuxXéouç ovo 
pia [Sjia^rjSyjv xal Sti (Jtu[p]wv Tifxal cuçetXov 
to, a ^v Ppay^éa T£ xal è£rjv aÙTOïç etiteïv 
25 St[i t]o piupov àl*tov £iyj to[o] àpyuptou to èv 
t[(oi è]pya(JTY)pia)i ■ Tà Si TcoXXà tc5v ypeûv 
xa[i T]à [xeyKTTa oùx èv^jyeypaTTTO è[it’] ovo 


Go ;gle 


Original from 

UMIVERSITY OF MICHIGAN 



- 7 - 


Colonne V. 

[X»T(*)V, àXX’ èv TtpOCjOTQXyjÇ {JL£p£l tbç où 
Sèv ovTa • xai et t<oi àXXon oçeiXet ti Mloaç. 
xal tc5v èpàvcov eTç fxèv ouv ÀixaioxpaTYjç 
èvEyèypaTtTO, oS Yjaav Xonral Tp£Ïç fopoci, 

5 o&toç ptèv èicl toO AixaioxpaTOuç èvopia 
TOÇ [yj]v yeypapijjiÉvoç, oi S’ aXXoi eç’ olç 1 
eIXtqçei iràvTa 6 Mtôaç, v£0(TuXXoy[o]i o’ rj 
aav, toutouç S’ oOx èvèypa^Ev èv Taïç 
ffuvGïjxaiç, àXX’ ànexpü^aTO. BouXeuoue 
10 voiç S’ iQfJLtv e^oÇev 7rop£OEcrGai ir poç toO 
t[o]v xal SiaXéyEcrôat, xal x[aTa]Xa6ov[T]£<; 
aÙTOV Tipoç TOÏÇ (JLUpO'îrwXblÇ yjp [a>TCÎ>] {JL£V 
et oCx aia^uvoiTo ^euSojaevoç xa[l èv]eSp£o 
aaç ^f/.aç Talç auvô^Jxaiç, où 7ipo£t7twv Ta 
15 jrpfia]. W àTT£xplvaT[o] r\p tïv d>ç o#te Ta 
j(p£a yivtocrxoi a XÉyopiEv 2 oiïte 3 7tpoa%oiY] 
jxoi] tov voOv, ypafjt-piaTEïov t* eiy) aÙTcm 
X£[(tx] £VOV 7TpOÇ èfJlè UEpl too[t](üv. T1oXX[cov] 

6 à[v]Gpa>7iü>v ar[uXX]£yo{X£[vü)]v xal èirafxjou 
20 ovJVjtov toO 7ipà [y] fxaTOç oià [to] èv Tfjt àyo 
pai toùç Xoyou; ylvEaGafi] xal' xafTaTfijfxvov 
t|o>]v 5 aOTOv x£Xeuov[t]ü)v S' [àuày]£iv 6 <bç 
àv£[p]aT:oo[wjTY)[v 7 Gopu(3o]v 8 oOx [o]16|ae 
O a 9 Seïv 7iot£ïv, 7ip[o(T£yxaXoo](X£Ga Si aù 
25 TOV £tç üf/.aç xaTà [tov vopijov. ripWTOV 
[xèv ouv 6 {jl[(£)]Tv Taç afuvGrJxaç àvayvaS 
o-£Tai. èl* [aOTû]v yàp t[cov] y£ypa[[xa£va>v] 

1. I). — 2. Bl. D. — 3. Bl. D. — D. entre lignes. — 5. D. — (i. Bl. D. — 7. Bl. D. — 8. D ou 6poûv |xiv D. 


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Gck igle 


Original from 

UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 



- 8 - 


Colonne YI. 

[AaÔYjusffôe tyjv èTciSouXyjv aÙToO tou 
tou. Aeye Tàç auvOiqxaç 

CTN0HKAf 

Tà (jièv to[iv]uv Tï£Trpay(jLÉva, d> avSpEç Si 
5 xaaTat, xaO’ è'v Exaarov àxY]xoaT£. èp£ï 
Sè Ttpoç ùfxaç aÙTtxa (xàXa ’AÔYjvoyÉvYjç, 
wç ô vo(/.oç XÉya, 6aa av £T£po; èzépan 
ôfAoXoyifjoTji xupijaj £tvai * Ta y£ Sixaia, ai (3 eX 
TlOT£j Ta Sè (JLTQ, TOÙvaVTlOV àltayop£U£l 
10 (xtq xüpia £ivai. ’E£ aÙTwv Se <joi tcuv vo 
{jlcov èycl) ^pav£pcuT£pov tcoitqttco [(t)] • xal yàp 
OUTü) (A£ SiaTÉOElXaÇ xat ‘ÎTEpl^oSov 1 -7T£ 
iroiYjxaç, [/.r] àuoXcopLafi ûlito aoO xal tyjç 
S filVOTY)TOÇ TŸ]Ç afjç, û>|ff]TE TOUÇ T£ VO 

15 [xouç è^£Ta^£iv xal {jleXetôcv vüxTa 
xal ^ptipav iràpEpya TaX[Xa T:|àvTa -roi 

r ( (Tà(JL£VOV. 'O fJl£V TQIVUV filfç] VOjJLOÇ X£ 

Xeu[ei] à'^£u[S] £ïv è[v] TŸji àyjopat. ITpo] TràvTwv 
oîpiafi 'ir]apa[vo]p.£[ïç tyj]v ’Av[nyova]v irapay 
20 yÉXXwv, o , u[pu|i£u]o , à(jt.£vo[ç Sè xal èv] ptiaY)t t fji 
àyopâ[i] (Tuv[Ta5a]ç 2 xaT* èpio[0 è^£ÜS]ou 3 . èzd i 
àv S[rjX£uaTQtç Trpo£i]TccI>v èp.jol Toùjç èpàvouç 
xal toÙç yprpzocç èv Taîç aaTç auv[OY;xaijç o| 

.?. 

25.£ 

T£po]ç vojjlo [ç xeXeuei olç Sy] 5 opioXoyoOvJ 

1. D. — 2. D. — 3. Ou ànloo-j D. — 4. Voici comment M. Diels complète la ligne 24 depuis oy; et la ligne suivante 
jusqu’à evspoî 

1. 24, .... ['JTTcpov l'|xa6ov, o-j [xâyopia'. i-yto aot, àX 

X’ ùijxoXoyôj [àvxoiJjacrOai * irapà os tx]vt* 

3. Ou mieux T:zpl wv D. 


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-Google 


Original fro-m 

OF1MÎCHIGAN 





-9 - 


1. I). — n. 


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Colonne VII. 

teç àXXiqXoïç aupi&xXXouatv, oTav tiç 
~a>Xfji àvSpa7ro£ov Tzpokiyzw èàv Tt eyr]i 
àpptüa-TYjfxa, d S[è jjltq], àvaytoyr] toutou è 
<TTtv. KaiToi Sttou Ta -irapà tyjç Tu^nrjç voanrj 
5 [xaTa àv piy) SrjXcücnrjt 1 tiç ucoXgSv oixÉTrjv 
àvàyeiv £?EaTi, ttcuç Ta ye uapà aou àSi 
xy* fxaTa auax£uaaQ£vTa oùx àva£e 
xtÉov aol èaTiv; ’AXXà [xyjv to jxèv etc t 
Xy]! i[x)]7tto v àvSpàTroSov où TtpoaairoXXu 
10 El toO irpiafxevou ty]v oùaiav, o oè MiSaç 
ov cru fxoi àirèSou, x[a]l tyjv twv ^ptXcuv tojv 
èaciSv à'îroXwXexfe]. ExÉ^ai Sé, a> ’AOyjvoye 
v£ç, (xyj jxovov [tce] pl tcüv oixetcuv àXXà 
xal Tt£pl tgov èX£uÔEpwv atoptàTOiv ôv 
15 Tpoîcov oi vofxoi s^ouaiv * olaGa yàp £V]itou 
xal au xal àX[X]oi TràvTEç, 5ti oi èx tg>v èyyu 
yît<S5v yuvaixcùv Tca[ï§] £<ç ofoot yvrjaiot 
da[i]v. àX[Xà] pnrjfv oûx àîc£[^p]r][(t)]a£ T<m vo 
fxo[Ô£TY]i] to èyy[uy)Orj]vai ty]V yuvaîxa 
20 Otto [toO TraTjpoç [yj toO àS]£X">oO, àXX’ lypa 
4^ §i[appYj]£ïjv èv [twi vo[à]coi • [fjv] àv èyyuï; 
arji [tiç èarl Stxatoiç oàpiapTa], èx TauTYjç 
TiaïSfaç yvYjaiouç dvai, xal 2 où]x èàv tiç 
^£ua[à(X£voç Ttva rcapà Ta Stxaia èy]yur ( ar)i • 
25 àX[Xà tote touç T£ Traltèaç voÔouç] xal àç èyyu 
aç Yj[yyüï]a£V, àxupouç iràaaç 3 TauTaç] xaOl 
aTY)[atv. "Eti oè xal * b TC£pt tûv] StaÔY] 


I). — :î. I). — Bl. 


Gougle 


Original from 

UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 



10 - 


Colonne VIII. 

x(iiv v[o(ao]ç icap[a]itX7)ffioç touto iç 1 è<TTiv • 
xeXeÙê[i yàp 2 ii;Eïv]ai Ta éauToO [Sia]TiGE 
aôa[t, wç àv] tiç 0oùXY)Tai, uXy]V y) [yYjJpwç 
eve[xev] 9i voœou (jiavicSv, -rç yufvaixl] nzi 
5 Go[a[evo]v, yj [Otto] SEapioO vj [tivoç 3 àvà]y 

xy]<; x[aT]aXY)^G[ÉvT]a. "O^ou Si oùSl nzp [l] twv 
«ùtoO iSiwv ai è[yyùa]i xal ai StaGïjxai xùpi 
ai datv, itaiç ’AGy)voy[ev]ei yz xal [iwpl t]<5v £ 
piâiv auv0£fjL£v[a)i -rjotaOTa SeT [xùp]ia * zï 
10 vat; xal èàv (aev ti[ç eî]ç [Si] oixyjaiv Ttïiv aO 
toO yuvaixl ^[(e)] lôofXEvoç SiaGvjxaç [Ypà]<pY]t 5 , 
axupot laofvrai * 5t]e S’ èyto[(t)] tyji ’AGy)voy[£vo]uç 
ÉTaipat èir[fiw]GY)v, irpoo-aTroXwXÉvai où 6 Seï 
S; £jr(o[(t)][x[iav] 7 , tyjv (3oYjGstav ty]v èv twi 
15 vopiüH Y£ypa(Aa£VY)v, àvayxaaGEiç ù 

no toutwv TaOTa (juvGÉaGai. ’Ena aù Taïç 
ffüvG[-iQx]aiç ia^upijÏYji, ocç èvz8pzv <ravTÉç 
pi£ aù x[al] r\ éfTaipa a]o[u 8 èffjYjp.YjvaaGE xal ù 
no tyjç OpiETÉpaç (3ou]X£Ùa£ü>ç, ùfxaç oio 
20 (jlevoç àl;ioitt<TTou]<; 9 EÎvai, ircl toùtoiç npoç 
èSl^apLEv, à è^ouX£ÙŒa]T£ 10 , xal où^ ixavov aot 
eSo^ev Tàç TETTapàxovTa p.]vâç £iXï](p£vat 
07tlp 11 toO pLupoiccoXeiou, àX]Xà xal nzvzz Ta 
XavTa È^oùXou auXyjG^vai] 12 |ae 13 a>onzp Oitof^Et] 

25 ptov èv 7toSoO-TpàêY]t XaT]ElXr)[A|A£VOV. [’AXX’J 
èp eî xal npoç ùpiaç d>]ç oùx YjSù[vaTo] 

EtSèvai, 5 t’ inix>\zi u , Tà 7tpoç] 13 MtSav àS[y)Xü)ç] 

ŒUVEVEyGÉv'a 16 Y] aÙTàii SavEijaGÉvTa * à[XX’ dnyE l7 ] 

1. Ou "oj-cioi D. — 2. D. — 3. M. Diels a pensé qu’il n’y aurait pas ici la place suffisante pour suppléer le mot O-o 
avant tcvoç. — 4. M. Diels fait remarquer que l’espace est court pour ce mot à moins qu’une partie n’en ait été écrite par 
le correcteur entre les lignes. — 3. Ou voi^i D. — 6. D. — 7. Ou jjkSvqv. D. — 8. Sans répétition de l’article. D. — 9. D. 
— 10. D. — 11. D. — 12. Ou o<peXéff6at fze D. —13. Voici les dernières restitutions que me propose M. Diels pour l’incise 
commençant à la fin de celte ligne et se continuant à la ligne suivante jusqu’au mot àXX’ : 

1. 24.uisTTEp ülto 

1. 23 v<zpx7;ç àvatcrÔr,a£x' xaT£'.]Xï]jx[jiévov... 

14. D. J'avais écrit 6V £" 0 X 21 , tôt’ eïosvai. — 13. D. — 10. Ou z':7iny()l'i--x D. — 17. D. 


Di_jy Lo < 2 ie 


Original fro-m 

UNIVERSfTY OF MICHIGAM 




Colonne IX. 


oTirou&f) où§£[x]ia eïç Tà èv àyopat, àTp£[pia] 

8r\ èfyrn èv Tpialv] pur)(jlv airavTa Ta yp£a xal 
t[oùç èpàvojuç èiruôopjv. oùt[oç] 8k b èx Tpi 
yejviaç [<ov] (jcupoirtoXTjç, xaôfïjpiejvoç 8 ’ èv 
5 TÎjt àyofpat 6a]ai 1 ^[iipat, Tpià [Sè [xujpo'iraiXi 
a xex[ty)(x£vo<; yjSy),] Xoyouç Sè xaT[à] piYjva 
Xapiêàvwfv, oùx yjjtSeï Tà yp£a ; àXX’ èv piv 
toïç àXXotç oùx [iSijcüTYjç èariv, itpoç $è TOV 
oix£tyjv aÙT[oç 2 ejùYjÔYj; 3 èy£v£TO xal ti 
10 và pièv tcüv X,p[ £< ^] v à>ç eoixev yjiSei, Ta o£ 
çYjaiv oùx Ei££v[ai 6]aa puf) (SoùXETai. 'O 8k toi 
oOto[ç aÙToO] Xoyoç, d> âv8piç S[ixaff]T«C, où 
x àiïoXoyt]a èariv, àXX’ ôixoXoyYjpia <bç où8' ei 
86ioç auvanSà 4 £0]p£ïv 5 . ÔTav yàp <pïji puf) Eto£vai 
15 airavTa 6 ] Ta ôç£iXop.£va, oOx eütiv aÙTan 8r t 
irOu[Ô£V 7 ] £iir£ÏV, ü)Ç TZpOtfTZe p.01 TC£pl twv y pi 
wv • oaa 8k 8 oùx ïjjxouaa irapà toO ‘ïcguXoOvto; 
T^Ot’ OÙ SlXaiOÇ °] ElfXl SiaXîklV. *Oti [XÈV OUV Y)l 
8i iç a» ’AôyjvoyeJveç è^EiXovTa MiSav 10 it[oXj 
20 Xà xal pLEyàXa] oI(xat iraaiv £lvai SyjXjoTa] 
tov 11 ext£ Tûüv àXX]wv xal èx toO aiT£tv 12 [tyjvJ 
àvaSoyjqv irap’ è]p.oO èyyÙYjt t[<5]v «[[pymv] 
o)ç TaOTa npoç T]à yp£a ovTa ixavojv ,3 ... 

14 

25. 


! £cr i 


1. Bl. D. — 2. Ou aùxôv D. ou peut-être a&xoù. — 3. D. — 4. D. — 5. D. — 6 . Ou nàvxa D. — 7. D ou o^itoo àjxa Bl. — 
8. Bl. D. — 9. Bl. D. — 10. M. Diels pense que la ligne doit se terminer après Mloav et qu’il faut suppléer à la ligne 
suivante ■rcoXXà itoXXoîç. — 11. Ou S^Xov. D. — 12. A partir d’ici jusqu’au mot ixav<$v, j’accepte provisoirement ici les 
restitutions proposées en dernier lieu par M. Diels. — 13. M. Diels complète la phrase ainsi qu’il suit : [èvéyupov àXsOî]- 
vw[«]. Mais nous lisions vo où il lit vu». — 14. Voici les restitutions proposées en dernier lieu par M. Diels pour la lin 
de cette ligne et pour les suivantes : 

1 . 24 .où (xsv 8 t ( èyù) [raa] 

23 yoû|X3tt vüv xün X6]vu)i arou xo’jx[uh . 

0 ’ àga itdvxwv àireipjo; xal oùx el[$svat] 
itàvxa xà yplz 0 ',»vâ|jiE]va<; xal xu>[i 80 SXtoi trou] 

■K'.TZïJorv s?x 7 ;t xouxjovl xôv x[porov. è<j 

Col. X, 1. 1 xu> 


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Gck igle 


Original from 

UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 









Colonne X. 


Tcoj • dû [xèv £tà to fxr] et^evai [xyj irpoeïTia;; 
(xol] 1 iràvTa Ta ypèa, èyco G£ 6aa aou rjxouaa 
Ta[u]Ta [xovov gîg[X£voç eïvai, Taç œuvGyj 
xaç * èG£(XYjv, no'zepoç §{xai[6]ç èartv èxT£Ï 
5 aaji, ô oaTepoç TcpiàfX£v[o]ç rj b [nlàXai x£xt y) 
ptivoç èôav£i(^£TO ; Eya» [xèv yàp o?o 

[Xai <X£ 3 ‘ £t o’ àp 1 àvTlXÉyOfXEV 4 7U£pl TOUTGU, 
£iaiTY]TY]Ç TQfXTv y£V£<TOco 6 VOfXOÇ Ôv oO 

f 5 ]ot èpûüvT£ç o0§’ oi èiriêouX£oovT£i; tgîç 
10 àXX]oTptoiç £Ô£aav, àXX’ 6 §Y)fX 0 TtXG$Ta 
toç] SoXwv • 5ç dSco; 5ti TroXXal &>vat 

•]>£0§Ov]Tat 6 èv TY)l TCoXeI, £ÔY]X£ VO|XGV Sixai 
ov, wç] Trapà itàvTtov ôfxoXoy£ÏTai, càç Çyj 
fxtaç èàv] èpyàawvTai oi GtxÉTai xai Ta à 
15 vaXwfx]aTa SiaXtkiv tgv Settcgtyjv, irap’ ait 
av èpyàÇ](ovTai oi otx£Tai * £t[xjOT(oç • xai y àp 
èàv tiç 7 àjyaôov 7tpàl*Y]i èpyaatav £Ùp[o]oO 
aav ôfjt 8 , To]0 [x]£XTY][X£VOU aÙTGV y[lV£Tat] 
tgOto. ‘’Ov °] VOJXOV àç£iç TC£pt (JUVÔ[y)XG5v] 

20 £itt6ovX£u]o|X£V(ov 10 SiaXéyYji xai n ... 


25 


GtGl] 


i. D. — 2. M. Diels, citant Dem. 48, 11, juge inutile de corriger en xaTç «ovtyxse.ç. — 3. D. — 4. Bl. — 3. Bl. — 6. D. — 
7. I). — 8. D. — 9. D. — 10. Ou irapaêatvo(ji.évtov D. —11. Voici les restitutions que, sous toutes réserves, M. Diels m’a 
proposées en dernier lieu pour la fin de cette ligne et pour les suivantes : 

1. 20 . [ôo’jpv.j 

àXX’ e! oùo’] o 8txa(u)ç ëyp acpsv 

xt;, ô EtJXtov] oiexou ostv xupuifxEpov eTvatJ 

vôjxou, izwç x]àç 48(xou; crjv[8^xa<; xupuixEpa;] 

■fj^^XiOV x]û>V vôpuov ; 

12. Pour la lin de la ligne 27 et pour la ligne suivante jusqu’au mot o'.o-.xsîv, voici les dernières restitutions de M. Diels : 

1. 27.È8iX[eiv o8vx« [xoi xôv] 

EXEpov xG>v itatècov] 8apeà[v xivxa eu...] 


Digitized b 1 


C.o .gle 


Original fro-m 

uwivEasmf of michigan 













Colonne XI. 


xe[tv, to]v Si MiSotv xeXeüefiv pi]e è[a]v aÙTmi 
xal fjiY] (üveTdôai, èfxè Si oùx èOéXetv, àXXà (3où 
Xeaôai itàvTaç Tcpiàa-Qai . xal TaOTa. xa[l] 
itpoç 0[xaç aÙTOv, <p aaiv, p.£[X]Xei Xéyetv, fva 
5 Sy] SoxotY) (jieTptoç £Îvai, <5o , [ir£]p icpo; VjXiOt 
ouç Tivàç StaXEÎjopievoç xal oùx aiaÔYjc-Q 
pievouç tyjv toutou àva$[£i]av. To Se y s 
vopievov SeT Optas; à[x]oOa[at * *pav]7;a£Ta[t] 

[yàp] àxoX[ou]0ov Sv TŸji ocXXyj [t aù]Tcnv 1 èmS [ou 
10 Xyji *]. Tov txèv yàp *rcaïoa fiv-rifep àp]Twoç dîcojvl 
eirejfjL'ire pioi XeyovTa 5ti oùx [èuLolj 3 eîyj, |{va] 

.t'ôy] aou 6[xoX[oyyj]xoToç [tûv ~aîj 

ocov xa]Taôï;(T£iv Tpimv opifoO Tra]v 4 to à[pyù| 

15 ptov, TrpojffeXOcov 6 ’AOyjVofyeJv^ç irpoç [ti 
vaç 5 tcov] çiXwv Tùüv èpunv [èire] ^où [XJ efuore 0 
(bç tov 7 £]7rixpaTY]ç upàypt.aTa £)(£iv. [Kal yàpj 
ptoi 8 XafëévTt tov uaïSa à]‘ir[r 1 v]Tr J o , e ®... 

20 . 



1- D. — 2. D. — 3. M. Diels qui pour oùx âp-ot s’est définitivement rattaché à ma première restitution (j’avais hésité 
entre è(xot et wvioç), ne croit pas qu’on doive suppléer entre ces mots et le verbe efrj la particule av. Voici, pour la 
ligne 12 et le commencement de la suivante, la dernière restitution que m’a proposée M. Diels à partir du mot "va : 

1. 12 [àfjta tî>v]u)|xai aùtoü tov îra|/ré]pa xal tov [ut] 

[ov aùt]ov 

je suis très porté à accepter cette restitution en y remplaçant tôv utôv aùaôy par tov âoeX<pôv. — 4. D. — 5. D. — 6 . Ou 
têoùXsTo D. — 7. D. —8. Ou xal jjloi D. -— 9. Pour la fin de cette ligne et les huit lignes suivantes, voici les restitutions 
que m’a proposées M. Diels en dernier lieu : 

1. 18 [Tf.v] 

[|AEV oùv] auxotpa[vTtav oùx rji-] 

20 [S, r,v èjiroteÏTO, tüi 81 Xfo^wt aÙTOÜ tùu] 

[itxvtcov àjSixTj [aaTcov xa[î âiraTwv àp£a- 
[fxÉvioc è7î]loTeuaa, <bç eT[itov. ojaoXoy^- 
[aavTOÇ oè to]v |asv TcaTSa 8t[8ovat irpoTxa 
t r,v ù>vt ( ]v oùx t]8eXov [àvaêàXXsaOat. 

25 [xaTaêaXù>v] oùv tet[txpxxovtx jAvâç] 

[ejjieXXov tcïvJts txXx[vtx irpoaxiroXiaat. 


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UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 













- 14 - 


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Colonne XII 1 . 

ol(te 2 uLupoTrcoXY]]; etput oût* aXXrjv té/vyjv è 
[XEfxaOïj/.Eiv, àX]X’ ausp ô [loi eSwxe Si 

aôÉfjiEvo; 3 èv Trjffc 4 yfjt y£(opy<5[.t)], Tiiji] Se Tookooj 
éTatpai 8 eîç tyjv] cuviqv èvE'TEta-OTqv. IIoTEpa 
5 TTlôaVfüTEpà èffjTIV, a> ’AOyjvsveveç, èüLÈ Tfjs 37) Vj 
èpyaa-iaç è‘i:iO]u{jiY;'7ai 7] aoO [Sy]XaS]Y] 6 èti/nEi 

pwç 7 e/ovto; 8 'TjfjV ÉTaîpav toï[ç è'U.oî^ ètu 
^E^ ouXsuxÉvai 9 J ; ’Eyù) p.£v yàp otoutat Opta:; St 
xatwç, a> àvSpEç StjxaarTaî, èpiol p.sv àv . . 

10 10 . 


.drruyfjaai tootcoi 

tcoi ‘navoupywt èm] < ü£a , ovTa 11 ’AÔYjvoyÉvEt 

i. Pour le bas de la colonne XI bis, représentée par des fragments, M. Diels nous a proposé les restitutions suivantes, 
qui commencent la phrase continuée au commencement de la colonne XII : 

Avant dernière ligne. [rJ] 

Dernière ligne, jxèv tt)[ ç èpyxvlaç txjtt,; Et Èjxrstpo;, ifw 84]. 

2. D. — 3. D. — 4. D. rappelant Andocide, 1, 45, twv èv tt;-. *p t i Y £ü, PY 0 ^' mov - — 8. O 11 5zô toutou? I). au lieu de tt/ ?à 
toutou ÈTat'pat. — 6. D. Ou xojjuSt) D. — 7. D. — 8 . D. — 9. Ou mieux £ti6ou).svt«i I). — 10. M. Diels remplit de la façon 
suivante ce que nous laissons ici en blanc 

1. 9. & 

1 . 10. x^Tioq 7 ( v Ènurr]] [xr ( v ïy o> [itei j]Of ( vai 
1 . 11. Èx toù 5U{jL6£êr ( xi]vat. 

11. Ou TEpi-rÉ' TOVTI D. 

Nota. — Relativement à celle colonne, voir la partie autngraphiée du n° III-1V de la sixième année de la Revue ËyyptoUujique 
(pages 8 et suivantes). 


GoiJgle 


Original from 

UNIVERSITE OF MICHIGAN 







Colonne XIII. 


èvefSpeuffaç rjàvTa è|jLol etvai, Ta Se TŸjç à 
itaTfyjç xépSy] ajùTtm. xal tov (xèv MiSav 5v 

.ov àxcov tpyjaTv ài:oX0(jai, 

toü[tov.] • • *7rat5o^[ ov *] tote 

5 “ïrpoïxfa E^paaxe] SiSov ai, vOv 2 . 


10 


15 


1. D. — 2. Voici les restitutions proposées en dernier lieu par M. Diels pour la fin de la ligne 4 et pour les lignes 
suivantes jusqu’à la ligne 14 : 

1. 5 . .vuv aùx[où? XJaêeïv 

àpyùpt[ov dû{X(X£T]pov xfjÇ àÇla; où^ üi[ff]xE èpiov 
££[■?)<; Etvai, àXX’ oiore Ô{jl]oü X7jt ^<pcm [iJXe-jOe 
pov à^feôfjvat. Èyù) jxijvxot oùx à£tiü 
iîpoa[7:atÇEa6ai xu>i èp7]]jxu)ôf ( va[i 0]7r’ ’A8r ; 

I. 10. voyÉ]vou<;. Xtav yap *]v 8 eivo[v aujx]6at 

voi ji[ot, (5 avopEÇ otxaajxai, e: ia[oi Tcp]o<; 

[xr ( t àxu^îai, È-jretS/j Ttavxwfv r 4 jxapxo[v, vüv à] 8 t 
[xot jjlïjv 7 rpoç *j jiSiv. yap nEjvta oex[âÇ£iv] où 
[oùvaxat. 


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UNIVERSSTY OF MICHIGAN 




















Colonne XII 1 . 


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o$te 2 (jLupoitûjXyj]*; etfjil oüz' àXXy]v ziyyry i 
{X£(xaOr]y.£iv, àX]X’ ar.tp b Tzoczrj [xot e&dxe Si 
aÔ£pi£vo; 3 èv xfjlt 4 yfjt y£copy<o[Y)j, ^ toutou] 

èzodpai B £tç ttjvJ (îjvrjv èv£a , £i'rôr J v. IIoTEpa 
5 TriOavwTEpà è^Tiv, w ’AûrjvcyEVEç, èpifc ty;; fffj r ç] 

èpyaviaç èûiOjupiYja-at Tj ctoO [$Y]Xa§]Y] 6 èfATCEt 
pcoç ' £y ovtoç 8 t]yjv èzorip av toï[ç èjulol; eut 
^£^ooX£ux£vai 9 j ; ’Eyco p.£v y àp ofouiai Ouia; Si 
xaiwç, w avop£ç oijxaoraî, èpiol (xèv àv . . 

10 10 . 


. àzuyrp ai tootco*. 

Tcî>t ‘Rttvoupycui è'ml'üÉŒOVTa n 'Aftryoyivti 

1. Pour le bas de la colonne XI bis, représentée par des fragments, M. Diels nous a proposé les restitutions suivantes, 
qui commencent la phrase continuée au commencement de la colonne XII : 

Avant dernière ligne. [tJ] 

Dernière ligne, p.èv xffc èpyzvlaç z tjzt -ç e? à|xr-tpoç, èyoj 8£]. 

2. D. — 3. D. — 4. D. rappelant Andocide, 1, 45, tüjv èv t?/. yf^t yetopyo-jvztov. — 5. Ou ü>7rô oz toutou'. I). au lieu de xf ( i oï 
toutou Ixatpai. — 6. D. Ou xopuSîj D. — 7. D. — 8. D. — 9. Ou mieux È7ît6ov>Xs-jTaî D. — 10. M. Diels remplit de la façon 
suivante ce que nous laissons ici en blanc 

1 . 9 
1 . 10 
1 . 11 

11 . Ou ■jïEOiTUffov'ca D. 

Nota. — Relativement à cette colonne, voir la partie autograph!4é du n° III-1Y de la sixième année de la Rcruc Êyyptoloyiqne 
(payes 8 et suivantes). 


xô tu? r ( v èTriOT^jixrjV s yta [ri'. j]O r,va*. 
Èx toj d’jji6ÊSr ( xÉjva'.. 


Ga gle 


Original fro-m 

UNIVERSmrOF MICHIGAN 







Colonne XIII. 


èv£[Sp£o<ra; mj cma è[xol avat, Ta Si t rjç à 
uaT [yjç x£p§Y] aJùTôüt. xat tov ji.èv Mt5av 5v 

.ov àxcov <pYj<rïv àroXOaai, 

toO[tov.] . . toO oè iraiSoçf ôv *] tot£ 

5 irpoTxfa £<pa<JX£] Si£cvai, vOv 2 . 


10 


15 


1 . D. — 2. Voici les restitutions proposées en dernier lieu par M. Diels pour la fin de la ligne 4 et pour les lignes 
suivantes jusqu’à la ligne 14 : 

1. 5. vüv aùx[où? XJaêtïv 

àpYupi[ov aû|ji(ji£x]pov xf,*: à$(aç ofy <îi[ff]x£ èfxôv 
éÇ[-?ÎC eïvau, àXX’ üjote ôptjoù xf,i [I]Xev0£ 

pov à^feOrjvai. b(ù) piijvxoi oùx à£uü 
•jtpo<y[TïaîÇ£a0ai xû»t èprjjxwôfjvafi 6]7t’ ’AOrj 
l. 10. voyÉJvouç. Xîav Y^tp *]v $eivô[v <ro|x]6a( 

vot p.[ot, co avopEç Stxaajxxt, e: u[oi ixpjoç 
[x/ji àxu^tati, EirEiOT) iràvxwfv r ( piapxo[v, vuv à]3i 
[xotjx7jv itpo; 6jAtûv, y ip wejvta OExfiÇgiv] où 

[oùvaxxi. 


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UNIVERSETY OF MICHIGAN 



















Colonne XIV. 


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(JLOJTa TOI 1 Tüiv {JlETOtXCOV OL^Uo V TO ÈîTt TO fJLOc] 

/£a-0ai, èv oè twi iroXÉpiciH T<m up|o]ç [tovJ $1 
XljttjlUOV [Aixpov TCpO TŸjç (AayY]Ç OCTT[é] XtTT£ [tjYJV 
^■OjXlV xal [A£Ô’ 0(Xû5v UL£V OÙ aUV£0-TpaT£Ù 
5 0-îaTjo £tç XaipmvEia [v], èSwtxYjarE Si £tç [Tpotj 
Çyjv a Trapà tov vofpijov, ô; xeXeuei £v[Sei£iv] 

£Î[v]ai xal àvaycoyïjv toO è£oixr;aavTO<; [èv] 

T<OL [7c]oXÉ[AÜH èàv tt[ oc]Xiv eXGyji. xal TfaOTa èirotj 
£t [tyjJv p.èv èxelvwfv] tcoXiv cbç £Oi[x£ TcepMtonrJ 
10 a-£[o-ôjai 1 2 ùiroXapiSjavtojv 3 , Tïjç 8k TqpiefTÉpaç HEÇEuyÉ] 
va i Trjjv xaTayva)[aiv]. xal Tàç OuyalrÉpaç. . . 


15 


20 


1. J’accepte pleinement pour le premier mot de cette ligne la restitution « à'iroXîji.'.ÔTxzoï » proposée par M. Diels, qui 
propose également de rétablir ce membre de phrase ainsi qu'il suit : 

dernière ligne de la col. XIII .[ô'xs irporjtpoùvxo xal ot àroXs] 

Col. XIV, 1. 1. jxJiotxtoi tü>v ptexolxtov à©[ûXaxxoi s] 

I. 2. iceuOai. 

2. D. — 3. Ou OîToXaSiov D. — 4. Voici comment, en dernier lieu, M. Diels propose de rétablir les lignes suivantes : 
t ( yy’J* oùy ùpüv (oùo ùfxwv E?a èxOps^ai oùoÉvx) 
àXXà] è$É8u>x£v àfXXoJas . tocXiv 8’ r ( [X0s tt,v èp] 

Yfaatav] Ipy aa8|XEvo;, et:s’ e’.p^vr, v£[yov£v] 

1. 15. T<x[yiaT]a yàp 6jx[ïv àTrop^ajxatv o't yp^sfi ..... 

Ce qu’il faut compléter par la restitution précédemment proposée par lui pour la lin de la ligne 15 et le commencement 
de la ligne 16 

1. 15.uAt* 

1. 1U. toi oJÔTOt -o[X'’tx'.. 


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Original fro-m 

UNTVERSITY OF MICHIGAN^ 

















- 17 - 


Colonne XV. 

xoivàjç] TŸjç ttoXecoç auvO^xas; itapaêà; 

Taï; i£laiç Tcpoç è(Xà toyoptuETai cooTUEp àv 
Tiva 7U£to-Ô£VTa, cbç 6 tcov t: poç Opiàç oixa 
icov xaTaopovqaaç ofooç àv tcov Tipoç è 
.5 piè 1 èJçpovTiÇsv, 6ç oÛTco[(t}] 'irovyjpoç èati 
xal TravTa/oO Sptotoç, coûte xal eiç TpoiÇyj 
via èXOcov xal TcoiYjaat/ivcov aÙTOv Tpoc- 
CJyjvuov ‘tcoXItyjv, Oirousacov Mvyjaiav 
tojv ApyEiov 2 xal Oiî’ exsivou xaTaakajOclç 
10 apyw]v i£É6aXEv toüç 7coXJY£)]iTaç èx ttjç 
tcoXe] coç, cbç upûv aÔTol piapTupYja&Uûiv. 

’EvJQàôE yàp «pEuyouûiv. xal OpiEïç pièv co àv 
ûpleç] SixaûTal, èx7r[£]a-ovTaç aÙToùç ( 0 irceoi 
?aû]0s xal -rcoXbaç à7ioly]aaa0£ xal tcov 0 

15 [XETEpCOV àyaOcüV [tï] àv[ t]COV |JlÊTÉ5oT£ à 
TropivyjpLOVEoaavTEç tï]v EÙEpy£û[t]av 
Trjv irpoç tov (3àpêapov §l’ êtcov icXeT tojvcofv] 
Tr]EVT*r;xovTa xjal] ÉxaTGv xal oiopi| r £jvoi 
Seîv] toÙç èv toï; xiv£uvoiç Opiïv yJp\y]<jip.ouz 
20 y£voj [jlevouç tooto[*jJç àTu^oOvjraç ^ajpla 

O^vai 3 ] Gç’ Ofxcov * oGtoç 8k b pua poç [b 4 ] àoei; 
Ouàç xal è]x£Ï èypa^fOàjç 6 oote ty]ç -iroXiTEta; 


.àXX’ [o#ÿ]coç oixcoç toGç Trjç 

25 ttoXecoç ' ucp’ Éa]uTOv [ÉTCoiJï-aaTO, coûte [ûàvjTa 
oceI è'^Yjçtûav]TO 8 ev Tyjt èxxXyjûtai [cbç èxeXeve] 

..* [OuleteJ 

1. M. Diels fait remarquer que les habitudes du scribe conduisent à suppléer è^i plutôt que sji. — 2. M. Diels corrige 
ici le texte en Mvr 4 cnai tCu ApysUoi. — 3. Ou àvttiraÔEïv D. — 4. D. — 3. Ou b^pxozlç D. — 0. D. Voici les dernières restitu¬ 
tions de M. Diels pour la ligne 23 et le commencement de la ligne 24 : 

1. 23. oüte avTixp]oc t^ç ttoXsw; ojo£v[a] tîs 
© vXays v<5 ( u]ov. 

7. Ou èxîIvojv I). — 8 . Ou tÇov-co. D. — 9. Voici la très ingénieuse restitution proposée par M. Diels pour celle 
ligne et pour la suivante jusqu’au mot Gpexépav: 

1. 27. [xa'. ?où<; wjXitx;] v.i-Jjl [sxî'vou vdjxooc] 

[roXttî'jojJiivou; djjlîüv ojo’ ôtioùv tï ( v . . . .] 


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Original frn-m 

UNIVERSETY OF MICHIGAN 







Colonne XVI. 


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pav [Sj e$ico[^ Tipuopiav à‘îr[£]ffT[Yî]o , £v xai TaO 
Ta $i[et(|0y) à£[{. ’AvavjvcüO’ETai Opûv irpanov 
[X£V TGV VO [jJl]oV [SaûEp *] OÙX ion TOt/Ç [JLETOÎXGUÇ 

èl;oi[xeï]v e[v t] tôt ‘îToXÉu.cot, EitEiTa tyjv Tpoi 
5 Çyj jv]i[tov] (xa[pT]upiav, zpoç 5è TO'jTOtç to 

tc5v [TpoiÇyjVLtov aÙTàijv ixa, 6 £',]//] ^(aav 

TO [t^I iroXfit] " Tïjt [0[x]£T£pai, Ol’ G OulEÏÇ aÙTOÙç 
’j7:£G£$ao-0£j xal [itjoXiTaç iTzoïr^oceOe. ’Avà 
yvwOi] 

10 [NOMOC] MAPTÏPIA 

[¥H ( MCM]A 

Aa[6£ jjLGi vOv xal tyjjv toO xYjû£[aroO t|o 0 aÙTG'j 
[x[apTi»p(av, wç T7jv 3 ] uèv ovatav [7tÉpo]<ri' i Xa[£co#j 
ûapà toO “ûaTpoç fl xal Tjà X£tçjOÉjv[Ta Otto tgüv aOTGOj 
15 ààjeXçûv TaOxa ' 8 . 


I. D. — 2. D. — 3. D. — i. D. — 5. D. — 6. D. Ces mots Xaëùv ^xpà toO lïotTpô; étaient ceux que nous entrevoyons, son¬ 
geant à rétablir ainsi la contexture générale, « comme quoi il possédait une grande fortune qu’il avait reçue de son 
père, et beaucoup de biens laissés par ses frères, et tout cela, etc. » Mais le temps nous avait manqué pour achever la 
restitution de ce membre de phrase négligé par nous jusqu’à l’épreuve où nous donnions le bon à tirer, et c’est à 
M. Diels que revient par conséquent tout le mérite de cette restitution, non écrite par nous. — 7. Nous avons ici 
supposé un Si que M. Diels supprime, coupant autrement la phrase. — 8. Voici comment, en dernier lieu, M. Diels 
propose de remplir la fin de cette ligne et les lignes suivantes : 

1. 13.rivfô]’ Ôj[; ÈXi]pi.ê[avev] 

7:[pô; traîpav] ’Av-riyôvav [àv^Xaiosv], 
t1X[o; os xai X^apija sr[soco/.sv ~o sx 

TOÙ pfJpO-wXsicrj]. 


Co gle 


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UNIVERSÏTY OF MICHIGAN 





- 19 - 


i. Ou E'JpTjTat 
tions proposées 


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Colonne XVII. 

zk npa] 

yOévTa xai cv [TpjoTtov ilmfo^ouXEOxei è] 
uloI ’AÔYjvoyévYjç xal coç OulTT v ]i:[poôOTYj<; écopa] 
Tai'. tov oy][(».'] xal tStafij irov^pov [xal TŸjç ttoXe] 
coç 2 zy)v acoTrjptav à‘ïreXitia , av[':a 3 xal 4 0[xâç] 

5 èyxaTaXiuovTa xal Ttap’ oOç èÜj[colx£i zouzouç] 
avaaTaTOUç ‘rcoir^avTa, [tov toioOtov Trcoç] 
£iX-/j<poT£ç où xoXâo-£T£ 5 ; K [al eycoy 6 co àvopEç] 
Si]xaffra(, Séoijl ai OfJicov [èv tcoi itapov?t [/.y] u£pi 

tO£ÏV i||X£ 7 , £X E? VO 0-X£'|aU.£|VO'j; K ... 

10. 


15 


D. — 2. Bl. D. — 3. BI. D. — 4. Bl. D. — 5. D. — 6. D. — 7. Ou àoixEtv ;aï. D. — 8 . Voici les restitu- 
!, en dernier lieu, par M. Diels pour la fin de cette ligne et les suivantes : 

I. 9. .[.t{ UâTspoç] 

SV T»'j]Tr ( t TT,t OtHT,l [TtsiffETat . ÈfJtS {JLEV 

Tt0r,trt]v ÈXssivôv tÔ à[Y]wv(aEj6at aùtô, 

O’jtoç o’ a]v âXün, oùoèv Ta<xyio[v àTraXXa$e 
Tai xzl o’jjoÈ tot[s Ta ita[paxXaitEvTa àiroStüJ 
ffîi • èyù>] 3’ av iTzoo'jyr/. fJt[oû tt,v xaTT^op! . 
av à7toXo]'j|xat * o-j ~(ip av o[i]aj XXayÔEtç |jlv:] 

T(i)V Èja]Ô)V oùol [t:]oXXo(ït[oV JJLÈpOs C.T0001T,] 
e’-î ’AvTij-fOvafv xaTa['/pr,ïaiAEvo(; ràaiv] 


Gougle 


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UNIVERSITE OF MICHIGAN 















LU 1*1 Y-liX-YELAY. - IMl'KIMEHIK MAllCHESSOF FILS, 2M, BOL’LE VA l(D SAIXT-LAUHEXT 


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UMIVBRS1TY OF MICHIGAN 







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